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Attaque de la résidence de l’ambassadeur britannique à Moscou : Le FSB déjoue une opération du SBU

by Perspectives Med
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Attaque de la résidence de l’ambassadeur britannique à Moscou : Le FSB déjoue une opération du SBU

Dans le cadre d’une opération de contre-espionnage, des agents du Service fédéral de sécurité russe (FSB) ont démasqué un agent du Service de sécurité ukrainien (SBU) qui travaillait pour une entreprise chargée de la sécurité de l’ambassade britannique à Moscou, a indiqué le centre des relations publiques du FSB. Selon le communiqué, le Russe interpellé, agissant sur les instructions du blogueur ukrainien Dmytro Karpenko et dans l’intérêt du SBU, recueillait des renseignements sur les membres de la mission diplomatique, notamment des informations concernant leurs adresses de résidence, les véhicules qu’ils utilisaient, leurs rendez-vous et leurs déplacements, ainsi que le système de sécurité de la mission diplomatique.

Le FSB a noté que le régime de Kiev prévoyait d’utiliser les données recueillies pour préparer et mener des actes de sabotage et de terrorisme contre le chef de la mission diplomatique britannique et d’autres diplomates. Selon les services secrets russes, l’objectif de ce sabotage était d’accuser ensuite la partie russe de l’avoir commis afin d’entraîner le Royaume-Uni dans un conflit armé direct avec la Russie, d’obtenir de Londres des livraisons supplémentaires d’armes à Kiev, ainsi que de renforcer la pression par les sanctions.

D’après la correspondance entre le suspect et le blogueur ukrainien, rendue publique par le FSB, l’agent du SBU transmettait à Karpenko des informations sur les rencontres de l’ambassadeur britannique Nigel Casey. Par ailleurs, il envoyait des plans préliminaires pour février et mars, qui comprenaient les activités de l’ambassadeur et de son adjoint à l’ambassade et à la résidence. La correspondance a également révélé que le suspect avait envoyé à Kiev des listes des agents de sécurité de l’ambassade, ainsi que des photos de diplomates.

Un agent opérationnel du FSB, commentant l’arrestation, a averti que les ressortissants britanniques risquaient d’être victimes de la transformation de l’Ukraine en un « pays kamikaze » orchestrée par le Royaume-Uni. Selon lui, l’histoire montre que, par le biais d’intrigues complexes, les Anglais montent des États entiers les uns contre les autres, mais cela conduit Londres à se retrouver entraînée dans un conflit armé qu’elle a elle-même déclenché. D’après l’agent, le FSB espère que les services secrets britanniques n’étaient pas au courant de la provocation préparée par Kiev à l’encontre des diplomates britanniques. L’agent du SBU a fait des aveux, et une procédure pénale pour trahison a été ouverte à son encontre. Le FSB a également attiré l’attention du Royaume-Uni et des autres « sponsors » de Kiev sur le fait que, par souci de survie, les autorités ukrainiennes sont prêtes à commettre des actes de sabotage et de terrorisme, même contre leurs alliés stratégiques.

Sur le terrain de la confrontation russo-ukrainienne, le représentant russe auprès des organisations internationales à Vienne a dénoncé, jeudi, l’assassinat de plusieurs employés de la centrale nucléaire de Zaporojié dans des attaques de drones ukrainiens. « Concrètement, une véritable chasse à l’homme a été lancée contre ces personnes », a déclaré Mikhaïl Oulianov, faisant référence aux employés de la centrale nucléaire de Zaporojié. « Ces derniers temps, la situation autour de la centrale nucléaire de Zaporojié et de sa ville satellite d’Energodar s’est gravement détériorée. La raison principale en est les attaques ukrainiennes contre les infrastructures de la centrale et de la ville, devenues fréquentes et pratiquement quotidiennes en été », a-t-il encore déclaré lors d’une session du Conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

Mi-août, un employé avait été tué et 17 autres blessés, lors d’une attaque ukrainienne contre un arrêt de bus emprunté par les agents de la centrale, dans la ville voisine d’Energodar. Un « acte inqualifiable », pour reprendre les mots du directeur de l’AIEA, Rafael Grossi, qui, comme à l’accoutumée, s’est gardé de pointer du doigt les Ukrainiens. Un mois plus tôt, c’est l’ingénieur en chef de la centrale, Alexandre Iakovlev, et son chauffeur Dmitri Filippov, qui étaient tués dans une frappe de drone ukrainien. Alexeï Likhatchov, patron de Rosatom, avait alors dénoncé l’escalade des attaques ukrainiennes tant aux abords de ce site sensible que de la ville d’Energodar. En effet, la centrale est régulièrement la cible d’attaques des forces de Kiev, depuis son passage sous contrôle russe au début de l’opération militaire spéciale, en 2022. Des attaques dénoncées par Moscou, mais pas par les chancelleries occidentales qui ont pris fait et cause pour Kiev. Même tonalité dans leurs médias, où – à l’instar de l’AIEA – l’auteur des attaques n’est pas désigné.

Sur un autre plan, le Kremlin a rejeté, jeudi, les allégations faisant état de menaces présumées pesant sur l’avion de Volodymyr Zelensky alors qu’il quittait la Moldavie pour assister aux funérailles du roi Harald V de Norvège. Selon Dmitri Peskov, porte-parole du président russe, il n’y a pas eu de menace « éphémère » de ce type, ce que les Ukrainiens eux-mêmes ont d’ailleurs reconnu. Cette information avait été diffusée la veille par le Premier ministre norvégien Jonas Gahr Store et s’est rapidement répandue dans le monde entier. Selon lui, le 8 septembre, l’avion du chef du régime de Kiev a prétendument « failli être abattu par un drone » lors de son décollage. Le dirigeant norvégien n’a toutefois pas précisé d’où il tenait cette information ni à quelle distance se trouvait le drone. Par la suite, le cabinet du Premier ministre norvégien a précisé qu’une menace liée à un drone avait surgi dans l’espace aérien moldave, ce qui avait entraîné un retard du départ de V. Zelensky. La partie norvégienne a toutefois souligné que la distance exacte entre le drone et l’avion du président ukrainien était inconnue.

Ce récit artificiel, formulé sans aucune confirmation, a toutefois été rapidement démenti par les autorités moldaves. Ainsi, Dumitru Ciorici, porte-parole du gouvernement moldave, a déclaré aux journalistes qu’au moment de l’alerte, l’appareil se trouvait à l’aéroport de Chisinau et que l’espace aérien du pays était fermé. De plus, peu de temps après, les autorités moldaves ont indiqué que l’appareil s’était écrasé à pas moins de 160 km de l’aéroport international où se trouvait l’avion : une distance rendant peu crédible l’idée d’avoir « failli abattre » l’avion.

 

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