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Trêve dans les frappes US contre l’Iran : D. Trump reparle des négociations…

by Perspectives Med
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Trêve dans les frappes US contre l’Iran : D. Trump reparle des négociations…

Interrogé sur une éventuelle décision de mener des frappes majeures contre l’Iran, D. Trump a répondu : « Non, je n’ai pas encore décidé. » Il a néanmoins assuré que les États-Unis étaient prêts à intensifier leur action militaire si nécessaire. « Nous pouvons passer à un niveau bien supérieur si nous le souhaitons. Nous sommes prêts. Nous sommes armés et prêts à agir », a-t-il affirmé. Il a enfin opposé la voie diplomatique à l’option militaire, qualifiant la première de « plus intelligente », tout en estimant que la seconde serait probablement « plus facile ».

Un incident impliquant un pétrolier et des « forces militaires » qui n’ont pas été identifiées a été signalé samedi près du détroit d’Ormuz, selon l’agence de sécurité maritime britannique UKMTO. De son côté, l’Iran dit « avoir stoppé » quatre navires qui tentaient de franchir le détroit, « après des tirs de semonce ». La veille vendredi , l’armée américaine a annoncé avoir « neutralisé » un pétrolier qui cherchait à contourner son blocus des ports iraniens en tirant sur sa salle des machines et affirme que le navire ne fait plus route vers l’Iran.

L’agence de presse iranienne Farsnews, citant des images satellites, a rapporté que les États-Unis ont évacué deux de leurs bases militaires aux Émirats arabes unis et au Qatar. Elle a précisé que les forces américaines ont évacué les bases aériennes d’Al Dhafra aux Émirats arabes unis et d’Al Udeid au Qatar, expliquant que des images satellites de Sentinel-2, datées du 24 juillet 2026, montrent l’évacuation de la base US aux Émirats arabes unis. Cinq avions militaires américains étaient stationnés sur la base d’Al Dhafra trois jours auparavant, et les images satellites ont confirmé leur évacuation. Cette base située au sud d’Abou Dhabi abrite la 380e escadre expéditionnaire de l’US Air Force et représente un centre stratégique clé pour les opérations de reconnaissance, de ravitaillement en vol et de défense aérienne. Elle constitue également un élément essentiel du soutien aux opérations militaires en Anatolie et dans le Golfe, et assure une couverture complète du renseignement en Asie occidentale.

Des images satellites ont également révélé que Washington avait entièrement évacué la base aérienne d’Al Udeid au Qatar. Située à l’ouest de Doha, Al Udeid est la plus grande base militaire US au Moyen-Orient. Elle abrite le quartier général avancé du Commandement central des États-Unis (CENTCOM) et la 379e escadre expéditionnaire aérienne. Ces deux bases ont joué un rôle déterminant dans les opérations militaires américaines lors de la récente agression américaine contre l’Iran, qui a débuté le 28 février et a repris il y a plus de trois semaines.

D. Trump met en garde Moscou et Pékin

D. Trump a mis en garde vendredi la Russie et la Chine contre la vente d’armes à l’Iran, ajoutant cependant croire Xi Jinping et Vladimir Poutine lorsqu’ils disent ne pas être engagés dans de telles transactions. « Ainsi, deux grands pays souvent évoqués lorsqu’il est question de l’Iran n’y participent pas, à mon avis. S’ils le faisaient, cela serait très mauvais pour eux – Certainement pas dans leur intérêt », a-t-il écrit sur sa plateforme Truth Social. Cette publication survient alors que Washington enquête sur de potentielles ventes d’informations par la Russie et la Chine à l’Iran, après une série de frappes sur des bases américaines au Moyen-Orient.

« Le président Xi a dit qu’il n’y prendrait pas part, et le président Poutine a dit la même chose. Je pense que vous savez que je les crois », a déclaré Donald Trump vendredi après-midi devant la presse à la Maison Blanche. « Je pense qu’ils ne voudraient pas me décevoir ». Le président américain a ajouté que son homologue russe lui avait fait une promesse similaire, malgré la guerre en Ukraine. « Il comprend que je ne vends pas d’armes à l’Ukraine, mais aux pays de l’Otan. Ils paient le prix coûtant, et quant à la manière dont ces armes sont distribuées je n’ai aucune idée », a affirmé D. Trump.

D. Trump a souvent utilisé un ton plus courtois à l’égard des leaders russe et chinois que pour les propres alliés des Etats-Unis, expliquant qu’ils devaient être respectés en tant que dirigeants de grandes puissances mondiales.

Wang Yi,  chef de la diplomatie chinoise, Wang Yi, a rencontré au Kirghizistan vendredi son homologue iranien Abbas Araghchi, et appelé à reprendre les négociations entre les Etats-Unis et l’Iran pour mettre fin au conflit. «  La porte des négociations, une fois ouverte, ne devrait pas être fermée, et tant qu’il existe un espoir pour la paix, il ne devrait pas être abandonné », a-t-il déclaré après la rencontre, cité par l’agence officielle Xinhua. En tant que partenaire stratégique de Téhéran, Pékin soutient fermement l’Iran dans la protection de sa souveraineté, de sa sécurité et de sa dignité nationale, a ajouté le responsable chinois.

Frustration US

D. Trump a aussi déclaré vendredi qu’il envisageait des bombardements encore plus importants sur l’Iran, au moment où le conflit s’élargit dans la région avec désormais des frappes saoudiennes contre le Yémen dont les forces armées ripostent contre le sol saoudien. Des médias américains ont fait état vendredi d’une réunion dans la matinée entre le président républicain, de plus en plus frustré par l’enlisement de la situation, et ses plus proches conseillers afin d’envisager une opération militaire à plus grande échelle en Iran.

D. Trump a cependant affirmé devant la presse à la Maison Blanche ne pas avoir encore pris de décision à ce sujet. « En fait, on leur parle en ce moment », a déclaré Donald Trump à propos des dirigeants iraniens. « Je pense qu’ils deviennent de plus en plus sérieux au fil des jours, peut-être pour une raison évidente », a-t-il ajouté, en allusion aux bombardements quotidiens que les Etats-Unis mènent sur l’Iran depuis près de deux semaines. L’Iran a le choix entre conclure un accord avec Washington ou faire face à « un niveau bien pire » de bombardements, a tonné le président américain. « Nous sommes prêts, parés à y aller, mais nous leur parlons, donc tant que nous parlons… On va voir ce qu’il en sort », a-t-il déclaré.

Plus tôt, l’Iran avait revendiqué une nouvelle riposte aux frappes US en visant des installations militaires utilisées par les Etats-Unis à Bahreïn, en Jordanie, et au Koweït. Mais pour la première fois en deux semaines, l’armée américaine n’a pas annoncé de frappes sur l’Iran dans la nuit de vendredi à samedi.

Les Kurdes à la rescousse ?

Le correspondant de la chaine satellitaire libanaise Al-Mayadeen+ à Souleimaniye a rapporté que Washington fait pression sur les dirigeants de la région du Kurdistan irakien pour qu’ils s’engagent directement dans la guerre contre l’Iran. Les États-Unis ont menacé de dissoudre la structure gouvernementale en place dans la région si ses dirigeants refusent de participer au conflit.

Parallèlement, l’Iran a adressé un avertissement direct aux dirigeants de la région du Kurdistan irakien concernant les conséquences d’une entrée en guerre et d’un soutien aux forces séparatistes kurdes iraniennes. Selon le correspondant, l’Iran a informé les dirigeants de la région qu’une participation à la guerre entraînerait une riposte directe, et a même menacé de déployer des troupes au sol au Kurdistan irakien. Il souligne que l’Iran a mis en garde les dirigeants de la région du Kurdistan irakien contre les conséquences d’un soutien aux forces séparatistes kurdes iraniennes.

Cet avertissement iranien intervient dans un contexte d’agression américaine contre la République islamique et de renforcement par l’Iran de ses contrôles frontaliers, notamment suite au démantèlement de nombreuses tentatives de trafic d’armes à sa frontière nord-ouest. Depuis la reprise de l’agression américaine, les opérations iraniennes ciblent également des groupes séparatistes iraniens à Souleimaniye.

L’Iran a affirmé, samedi, que ses forces armées avaient détruit 11 avions de guerre et hélicoptères américains au sol au cours du récent conflit de 15 jours avec les États-Unis. S’exprimant auprès de l’agence de presse semi-officielle Tasnim, le général de brigade Hossein Mohebbi, porte-parole du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), a indiqué que ces frappes avaient été menées entre le 8 et le 22 juillet.

Selon lui, les équipements détruits comprenaient également 17 drones de reconnaissance et d’opérations, dont huit « flambant neufs », un avion de chasse F-15 logé dans un hangar fortifié, un avion de patrouille maritime P-8, un avion de transport militaire C-17 ainsi que huit avions ravitailleurs. Il a précisé, enfin, que ces appareils avaient été détruits alors qu’ils étaient stationnés au sol sur des bases militaires américaines, sans toutefois en révéler les emplacements.

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