Ainsi, neuf Palestiniens ont été blessés lundi lors d’une frappe aérienne israélienne dans le centre de la ville de Gaza, malgré le cessez-le-feu en vigueur depuis octobre dernier, a indiqué une source médicale. La frappe avait touché un véhicule civil près du carrefour d’Al-Ghafri, dans le centre-ville. Deux des blessés seraient dans un état critique, a précisé la source. En outre, on a recensé 3 martyrs et 22 blessés au cours des dernières 24 heures. Le ministère de la Santé à Gaza : Le nombre de martyrs s’élève à 73 283 depuis le début de l’agression israélienne le 7 octobre 2023.
Les Palestiniens qualifient le cessez-le-feu, en vigueur depuis le 10 octobre 2025, d’« illusion », invoquant la poursuite des frappes aériennes israéliennes, les incursions terrestres et le maintien de la fermeture des points de passage frontaliers, à l’exception d’un accès limité à l’aide humanitaire.
Le Hamas qui change de peau n’ignore pas la complexité de la situation en portant un nouvel homme à sa tête. En février 2024, c’est K. Al-Haya, nouvelle homme fort du Hamas, qui a dirigé la délégation du mouvement palestinien en Égypte pour reprendre les négociations relatives à un cessez-le-feu et à un échange de prisonniers. Il a ensuite continué à diriger l’équipe de négociation dans le cadre de pourparlers indirects avec l’occupation israélienne, sous l’égide et la médiation du Qatar et de l’Égypte, dans un contexte d’agression continue contre la bande de Gaza Le Hamas a affirmé que la tenue d’élections dans un contexte sécuritaire et politique complexe, et face à la poursuite de l’agression israélienne et au ciblage de ses dirigeants et cadres, témoigne de son attachement à ses institutions et à ses règlements internes, soulignant que tous ses dirigeants et ses structures organisationnelles soutiennent la direction élue.
Le mouvement a salué la détermination des Palestiniens de la bande de Gaza et a rendu hommage aux Palestiniens de Jérusalem, de Cisjordanie, des territoires de 1948 et de la diaspora. Il a également salué les prisonniers palestiniens, soulignant que leur cause demeurerait au cœur de ses priorités. Il souligné que la phase actuelle exige l’unification des rangs palestiniens et la conjugaison des efforts pour relever les défis auxquels le peuple palestinien est confronté. Il a également commémoré ses dirigeants tombés en martyrs au cours de l’histoire du mouvement, notamment Ismail Haniyeh, Saleh al-Arouri, Yahya al-Sinwar et Mohammed Deif, ainsi que les dirigeants et les cadres du mouvement et des factions palestiniennes.
Le mouvement a souligné que sa priorité à l’heure actuelle est de mettre fin à l’agression contre la bande de Gaza, de lever le blocus, d’autoriser l’entrée de l’aide humanitaire et médicale, d’entamer la reconstruction, de rejeter les plans de déplacement, en plus de soutenir les Palestiniens à Jérusalem, en Cisjordanie et dans la diaspora, et d’œuvrer pour la libération des prisonniers.
Pourtant, la situation s’avère des plus compliquées. Car le projet américain de réaménagement de Gaza connaît un changement majeur. Selon une enquête du Guardian, le « Conseil pour la paix » soutenu par l’administration de Donald Trump a abandonné son ambition initiale de reconstruire le territoire au profit d’un projet beaucoup plus limité : un camp temporaire de « cabanes portables » installé près de Rafah, dans la zone tampon longeant la ligne de cessez-le-feu. Ce nouveau dispositif tranche avec le plan présenté en janvier par Jared Kushner, qui prévoyait une transformation économique de Gaza avec la mise en place rapide d’infrastructures essentielles.
Le projet actuel serait placé sous une administration palestinienne, avec une police locale spécialement formée et une force internationale de sécurité dont les modalités restent en discussion. Selon le Guardian, aucun chantier n’a encore débuté et les préparatifs demeurent au point mort. Une base logistique destinée aux forces israéliennes est toutefois en voie d’achèvement au poste-frontière de Kerem Shalom. La future force internationale devrait être entraînée en Égypte avec la participation de contingents marocains, kosovars et potentiellement albanais et kazakhs, mais son cadre juridique fait toujours l’objet de négociations avec Israël. Le projet aurait été élaboré récemment à Chypre par des représentants de l’administration US, du Conseil pour la paix, de l’Institut Tony Blair et du Comité national pour l’administration de Gaza. Il prévoit un retrait des forces israéliennes de la ligne de cessez-le-feu, tandis que le camp serait sécurisé par une police palestinienne et surveillé par les forces israéliennes. Le financement constitue toutefois l’un des principaux obstacles. Seule une faible partie des 17 milliards de dollars annoncés pour le plan de paix américain aurait été débloquée. Les promoteurs du projet cherchent désormais à accéder à une partie des recettes fiscales palestiniennes et des avoirs gelés par Israël, démarche vivement contestée par l’Autorité palestinienne.
Toujours selon le Guardian, plusieurs responsables estiment que les travaux pourraient rester limités jusqu’aux élections israéliennes prévues le 27 octobre, dans l’attente d’une éventuelle recomposition politique. Les discussions menées parallèlement au Caire ont également porté sur un éventuel désarmement du Hamas. Plusieurs sources indiquent toutefois qu’une telle perspective demeure peu probable tant que les opérations militaires israéliennes se poursuivent dans l’enclave.
Drapeau palestinien
Aux Etats-unis qui ont co-organisé avec le Canada et le Mexique le Mondial 2026, les supporters affirment avoir été empêchés d’afficher le drapeau palestinien lors de matchs de la Coupe du monde. La polémique relance le débat sur la liberté d’expression, le rôle de la FIFA et sa gestion des enjeux politiques. Pour les militants, le drapeau palestinien est devenu un symbole de solidarité et de résistance.
Le drapeau palestinien est devenu l’un des symboles les plus visibles, mais aussi les plus réprimés, lors des matchs de la Coupe du monde organisés aux États-Unis. Plusieurs supporters affirment avoir été interpellés par des agents de sécurité à l’entrée des stades, sommés de retirer leurs drapeaux ou menacés de confiscation, alors que le règlement de la FIFA autorise normalement les drapeaux nationaux dans les enceintes sportives. Ces incidents interviennent dans un contexte marqué par une forte mobilisation des supporters internationaux en faveur de la cause palestinienne. Malgré l’absence de la Palestine dans la compétition, ses couleurs apparaissent régulièrement dans les tribunes.
Pour les militants, ces tensions illustrent une surveillance accrue autour des symboles palestiniens dans l’espace public. Plusieurs témoignages font état de situations conflictuelles avec les services de sécurité. Des supporters expliquent avoir dû rappeler les règles de la FIFA pour conserver leurs drapeaux. Dans certains cas, après vérification auprès de leurs supérieurs, des agents auraient finalement autorisé leur présence dans les stades. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux ont également montré des échanges entre fans et personnel de sécurité, alimentant le débat sur la liberté d’expression pendant le tournoi.
Pour les défenseurs de la cause palestinienne, la responsabilité revient en partie à la FIFA, accusée d’avoir entretenu une certaine confusion sur les règles applicables. Certains estiment que l’absence de communication claire avant la compétition a laissé place à des interprétations différentes selon les stades et les agents chargés de la sécurité. Au-delà des incidents liés aux drapeaux, la polémique s’inscrit dans un débat plus large sur la position de la FIFA face aux conflits internationaux. Des critiques dénoncent une approche jugée incohérente concernant les questions politiques et les droits humains, en comparant notamment les sanctions prises contre la Russie avec l’absence de mesures similaires demandées par certains acteurs contre Israël dans le contexte de la guerre à Gaza.
Pour de nombreux supporters, la présence de ces drapeaux dépasse le cadre sportif. Elle représente une expression d’identité, de solidarité et de reconnaissance internationale. Dans les tribunes, des fans de différentes nationalités affirment avoir vu dans ces rassemblements un moment d’unité autour d’un symbole universel de la résistance.

