Home Finances & MarchésBanques & AssurancesSecteur financier : Banques et assurances préforment

Secteur financier : Banques et assurances préforment

by Perspectives Med
0 comments
Secteur financier : Banques et assurances préforment

Ces constats figurent dans le rapport de la dernière réunion de la Commission de coordination et de surveillance des risques systémiques, présidée par Bank Al-Maghrib. Après avoir examiné la situation du système financier au regard des évolutions économiques et financières observées et anticipées, la commission conclut que le système financier marocain demeure « fortement résilient », soutenu par des fondamentaux solides et des marges prudentielles jugées globalement confortables. Cette solidité s’inscrit dans un contexte de croissance économique nationale de 4,9 % en 2025.

Dans le secteur bancaire, le résultat net consolidé, calculé sur la base des comptes sociaux, s’est établi à 19,2 milliards de dirhams en 2025, contre un an plus tôt une progression de 22,2 %. Cette évolution est attribuée à l’amélioration du produit net bancaire ainsi qu’à la diminution du coût du risque.

Les principaux indicateurs prudentiels demeurent également au-dessus des exigences réglementaires. Le ratio moyen de solvabilité s’est établi à 16,1 %, tandis que le ratio des fonds propres de catégorie 1 (Tier 1) s’est maintenu à 13,5 %. Parallèlement, les crédits accordés au secteur non financier ont progressé de 6,5 %. Le taux de créances en souffrance a, pour sa part, légèrement reculé, passant de 8,4 % à 8,3 %, alors que leur taux de couverture est resté proche de 68 %.

Les compagnies d’assurance ont, elles aussi, affiché des résultats en nette amélioration. Leur chiffre d’affaires a atteint 63,2 milliards de dirhams en 2025, soit une hausse de 7,5 %, portée par une progression de 8,4 % des assurances-vie et de 6,6 % des assurances non-vie.

Le bénéfice net du secteur s’est élevé à 5,3 milliards de dirhams, en augmentation de 21,4 %, faisant progresser le rendement des fonds propres (ROE) à 11,1 %, son plus haut niveau des dix dernières années. Les plus-values latentes ont atteint 62,5 milliards de dirhams, profitant de la bonne tenue du marché financier. Dans le même temps, le ratio réglementaire de solvabilité s’est établi à 409,4 %, soit une hausse de 54,7 points.

Le tableau est toutefois plus contrasté s’agissant des régimes de retraite. La commission relève que l’application de la deuxième et dernière tranche des augmentations salariales prévues par l’accord de dialogue social signé le 29 avril 2024 a permis d’améliorer certains indicateurs financiers des régimes relevant du secteur public. Elle souligne néanmoins que ces dispositifs continuent de souffrir de déséquilibres structurels et que leur viabilité financière à long terme « n’a pas connu d’amélioration notable ». Face à ce constat, la commission réaffirme la nécessité d’engager une réforme d’ensemble du système des retraites. Celle-ci devrait, selon elle, s’appuyer sur la création de deux pôles, l’un public et l’autre privé, afin de mettre en place une tarification équilibrée, de réduire une part importante des engagements non couverts et d’assurer la soutenabilité financière des régimes sur le long terme.

Sur le marché des capitaux, l’indice MASI s’établissait à 18.217 points au 30 juin 2026, en repli de 3,34 % depuis le début de l’année. La capitalisation boursière est, en revanche, restée quasiment stable, à 1.043 milliards de dirhams. Enfin, les organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM) ont poursuivi leur progression. Au 19 juin 2026, leur actif net global atteignait 832,85 milliards de dirhams, soit une hausse annuelle de 6,1 %, confirmant la dynamique du marché de la gestion d’actifs.

You may also like

Adblock Detected

Please support us by disabling your AdBlocker extension from your browsers for our website.