Dans son bulletin climatique saisonnier, l’agence onusienne indique que l’épisode devrait atteindre le niveau 3 sur une échelle de 4, avec des anomalies de température de surface de la mer dépassant 2°C dans les principales zones surveillées. Les modèles de prévision présentent un « degré de confiance élevé », selon l’organisation.
L’OMM estime que cet épisode augmentera les probabilités de vagues de chaleur, de sécheresses, de fortes précipitations ainsi que d’épisodes de chaleur marine dans de nombreuses régions du monde.
Elle prévoit des précipitations supérieures à la normale dans le centre et l’est du Pacifique équatorial et au nord du golfe de Guinée, mais inférieures à la normale dans certaines régions de l’océan Indien tropical, du sous-continent indien, de l’Australie, de la Corne de l’Afrique, des Caraïbes, d’une partie de l’Amérique centrale et du nord-ouest de l’Amérique du Sud. Le sud-ouest des États-Unis devrait connaître des conditions plus humides que la moyenne.
En Europe, l’OMM anticipe un contraste entre un sud plus humide et un nord plus sec, tout en soulignant que les prévisions y demeurent moins fiables que dans d’autres régions.
L’OMM rappelle qu’El Niño est un phénomène naturel qui survient généralement tous les deux à sept ans et dure entre neuf et douze mois. Après avoir annoncé son imminence début juin, puis sa confirmation par l’agence américaine NOAA le 11 juin, l’organisation souligne que cet épisode pourrait influencer le climat mondial jusqu’à l’automne. Le précédent El Niño, en 2023-2024, avait contribué à faire de ces deux années les plus chaudes jamais enregistrées.

