Lors d’un meeting organisé vendredi à Sidi Kacem, N. Baraka, secrétaire général du Parti de l’Istiqlal, a proposé la création d’entreprises publiques spécialisées dans la distribution des produits de première nécessité.
Selon lui, un tel dispositif permettrait de contenir la flambée des prix et de lutter contre la spéculation. N. Baraka s’est également engagé à mettre en œuvre cette mesure s’il venait à être nommé chef du prochain gouvernement. Le leader istiqlalien a ainsi érigé « la protection du consommateur marocain » face aux spéculateurs en « priorité » pour son parti.
En avril 2023, N. Baraka avait défendu la réforme des marchés de gros, affirmant que « 40% de la production agricole passe par des circuits parallèles ». Des pratiques qui, selon lui, provoquent des dysfonctionnements et contribuent à la hausse des prix.
La réaction du RNI ne s’est pas fait attendre. Samedi, M. Chaouki, le leader du RNI a dénoncé, depuis Fès, des « discours démagogiques » et des « politiques dépassées ». Il a assuré que le gouvernement dirigé par Aziz Akhannouch « poursuit ses réformes économiques et sociales, loin des slogans et des débats stériles ». Il a aussi rappelé que le Maroc avait fait, depuis plusieurs décennies, le choix d’une économie de marché fondée sur la libre concurrence. À ses yeux, « tout retour aux expériences ratées du passé est impossible ».
