Tensions à la Commission africaine : L’annulation d’un événement parallèle à Banjul
Banjul, la capitale de Gambie, accueille la 87e session de la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples. Cette édition a alimenté la colère des soutiens du Polisario, après l’interdiction par les autorités gambiennes d’une conférence organisée par un collectif d’ONG et du groupe d’États favorables au mouvement de Brahim Ghali à Genève.
L’événement, intitulé « Briser le silence sur la protection des défenseurs des droits humains au Sahara occidental », devait se tenir en marge des travaux de la Commission. Les organisateurs ont dénoncé, dans un communiqué, « une tentative de museler les défenseurs des droits humains sahraouis ». Le texte, publié le 13 mai 2026, est soutenu par des ONG, qui appellent au rétablissement de l’événement parallèle annulé. Il menace que « cette annulation risque de compromettre l’engagement de la Commission en faveur de la transparence, de la participation et de la protection de l’espace civique ».
Alignement diplomatique : Le Polisario dénonce la position de la Gambie face au Maroc
De son côté, le Polisario a condamné, jeudi, « une ingérence inacceptable de certaines parties proches » du Maroc. La Gambie, qui reconnaît la marocanité du Sahara, avait inauguré, le 7 janvier 2020, son consulat général à Dakhla.
