lundi, mai 4, 2026
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Sous pression US dans le dossier saharien : Les lignes bougent à Alger

by Perspectives Med
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Sous pression US dans le dossier saharien : Les lignes bougent à Alger

« Il y a une résolution de l’ONU (du Conseil de sécurité n° 2797, ndlr) qui progresse sans accroc entre nous et eux (les Marocains, ndlr) », a-t-il affirmé en réponse à une question sur le Sahara. Alors que l’Algérie s’était abstenue de voter le 31 octobre sur la résolution 2797, bien qu’elle fût alors membre non permanent du Conseil de sécurité de l’ONU. Ce texte invite le Maroc, l’Algérie, le Polisario et la Mauritanie à s’engager dans des négociations basées sur la proposition d’autonomie marocaine. Plus, le président algérien n’a pas évoqué le « droit à l’autodétermination du peuple sahraoui» ni la solution de «l’indépendance », pourtant soutenus par le Polisario. On comprend dès lors pourquoi les déclarations du locataire du palais Al Mouradiya sur le Sahara n’ont pas été relayées par les médias du Polisario. Des propos qui ont dû provoquer un certain malaise au sein du Front.

En février dernier, l’administration US avait réuni les quatre parties pour deux séries de discussions, organisées respectivement à l’ambassade des États-Unis à Madrid et à Washington. Un troisième round est prévu dans les semaines ou mois à venir, avant l’échéance d’octobre. Les États-Unis exercent des pressions sur l’Algérie pour organiser un troisième round de discussions. Un message que Massad Boulos, conseiller spécial du président Donald Trump pour les Affaires africaines et arabes, a transmis le 17 avril en Turquie à Ahmed Attaf, ministre algérien des Affaires étrangères.  Christopher Landau, numéro deux du Département d’État, a martelé le même message cette semaine au président A.Tebboune. Le haut diplomate américain a souligné, dans ses déclarations à Alger et Rabat, l’urgence de clore le dossier du Sahara, vieux de 50 ans.

A New York, le Conseil de sécurité des Nations unies s’était réuni jeudi pour examiner la révision stratégique du mandat de la MINURSO, prévue par la résolution 2797 adoptée le 31 octobre 2025 sur la base des conclusions de la délégation onusienne qui a effectué une tournée au Sahara, en Mauritanie et dans les camps de Tindouf entre le 24 mars et le 2 avril. Les représentants de l’ONU avaient pour mission d’évaluer le travail de la MINURSO, 35 ans après sa création le 29 avril 1991.

Reste que le devenir de la MINURSO est tributaire des prochains rounds de discussions entre les quatre parties concernées par la question du Sahara : le Maroc, l’Algérie, le Polisario et la Mauritanie.

Même si l’Algérie mise sur de possibles vétos de la Russie et de la Chine pour empêcher toute modification du mandat et de dénomination de la MINURSO.

Pour rappel, l’ambassadeur algérien à Moscou s’est entretenu, le 24 avril dernier, avec le vice-ministre russe des Affaires étrangères. À Alger, Yahia Bachir, ministre algérien de l’Industrie, a rencontré jeudi 30 avril Sergueï Tcheryomine, ministre du gouvernement de Moscou et chef du département chargé de l’économie extérieure. Le 20 octobre 2025, le même responsable algérien avait accueilli une délégation de haut niveau de l’organisation patronale russe Business Russia, alors que le Conseil de sécurité s’apprêtait à adopter une résolution consacrant la prééminence de la solution d’autonomie dans le cadre de la souveraineté marocaine proposée par le Royaume. Les discussions entre les deux parties « ont porté sur le renforcement des liens bilatéraux par le lancement de projets industriels conjoints, notamment dans les segments à forte valeur ajoutée, témoignant d’une volonté commune d’étendre l’engagement économique au-delà des secteurs traditionnels », rapportent des médias algériens.

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