En effet, « les deux régions disposent désormais de rapports annuels consolidés sur la santé de l’enfant, facilitant des décisions fondées sur des données probantes », souligne le document. Dans le même sens, l’instance a travaillé sur des modules de formation au sujet des affections respiratoires chez l’enfant, sur la base d’un guide national avec l’appui de l’UNICEF. L’accompagnement a aussi visé à « renforcer la résilience du système de santé », pour une meilleure préparation aux crises sanitaires.
Sur l’année, les réformes nationales ont été appuyées pour atteindre « des résultats concrets pour les enfants les plus vulnérables dans les différents domaines », à travers les interventions du programme de coopération entre le Maroc et l’UNICEF. Cette synergie a été portée par différents acteurs public, entre gouvernement, institutions, société civile, médias, universitaires et secteur privé.
Dans ce sens, l’UNICEF au Maroc « a facilité l’acquisition de 19 millions de doses de vaccins et de nutriments » sur l’année passée, parallèlement au soutien à « la modernisation de la chaîne du froid et la lutte contre l’hésitation vaccinale ». Cette dynamique s’est accentuée, d’autant que l’échéance principale pour atteindre les 17 ODD l’ONU est dans quatre ans. En phase avec l’Agenda 2030 pour le développement durable, ces objectifs ont pour ambition d’éradiquer la pauvreté et la faim, en plus d’asseoir les conditions d’une bonne santé et d’une éducation de qualité.
Ces quatre dernières années constituent « une étape clé », tant pour atteindre ces ODD que pour les ambitions du Nouveau modèle de développement. Laura Bill, représentante de l’UNICEF au Maroc, souligne l’importance de cette dynamique. « Au Maroc, en collaboration avec le ministère des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, nous avons continué d’appuyer les réformes nationales pour des résultats concrets pour les enfants les plus vulnérables », a-t-elle déclaré.
En matière de protection de l’enfance, de nouvelles procédures standardisées ont par ailleurs été adoptées, dans le but d’« harmoniser les parcours au sein du Dispositif Territorial Intégré de protection de l’enfance, y compris pour les enfants en situation de migration ». Aussi, « une évaluation des pratiques de détention et des alternatives non privatives de liberté a été finalisée, constituant désormais un modèle mondial de référence », a ajouté la représentante.
Au niveau de l’éducation, un modèle de maintien des filles à l’école a par ailleurs été mis en place, avec des résultats probants. Selon l’UNICEF au Maroc, près de 280 000 élèves ont quitté l’école en 2025 et « la rétention scolaire demeure un chantier prioritaire », dans le cadre de la feuille de route 2022 – 2026 de l’initiative gouvernementale des écoles pionnières. En partenariat avec le ministère de l’Éducation nationale, du préscolaire et des sports, l’UNICEF a d’ailleurs finalisé « un modèle multisectoriel de prévention du décrochage ». Selon l’instance, celui-ci «combine un accompagnement individualisé des élèves avec un environnement d’apprentissage amélioré ». Parmi les outils développés figurent « un guide de gestion scolaire pour les directeurs, un guide pédagogique pour les enseignants, des guides d’activités sur l’innovation sociale à travers l’approche UPSHIFT, un programme d’innovation sociale et de développement des compétences destiné aux jeunes de 15 à 24 ans, un soutien pour l’hygiène menstruelle et un guide plaidoyer mené par les enfants ».
Dans les régions pilotes de Beni Mellal-Khénifra, Tanger-Tétouan- Al Hoceïma et l’Oriental, les ateliers et programmes d’innovation ont bénéficié à « plus de 5 523 jeunes, dont 3 798 filles ». L’instance note que l’évaluation de ce projet, « Accompagnement des adolescents et des jeunes dans leur transition de l’adolescence à l’âge adulte » confirme « une bonne pratique, reposant sur la participation entre pairs, l’engagement communautaire et le travail en réseau ».
Parmi les impacts positifs, « des établissements scolaires ont réussi, en 2024-2025, à ramener à 0% le taux de décrochage scolaire ». L’efficacité de ce modèle a été prouvée, à tel point que « l’évaluation de ce modèle recommande son institutionnalisation ».
