La centrale syndicale CDT assure que le dernier round du dialogue social n’a pas été à la hauteur des attentes les plus pressantes. « Les travailleurs espéraient des solutions concrètes », souligne Mohamed El Hattati, membre du bureau exécutif de la centrale. Sur la page Facebook du syndicat, il précise que la CDT « a exprimé son mécontentement face aux résultats de cette session, soulignant qu’elle n’a apporté aucun élément nouveau digne d’être mentionné ».
Revalorisation des salaires et des pensions de retraite, allègement de la pression fiscale sur les revenus, respect des engagements pris lors des précédents cycles de dialogue, autant de dossiers prioritaires ignorés.
La centrale syndicale rappelle aussi la nécessité de garantir les libertés syndicales et de régulariser la situation de plusieurs corps professionnels, notamment les ingénieurs, les administrateurs et les techniciens. Et met aussi en avant les revendications du secteur privé, appelant à une augmentation du salaire minimum dans l’industrie (SMIG) et l’agriculture (SMAG), ainsi qu’à l’exécution des décisions de justice en matière sociale.
Dans ce contexte, la centrale annonce faire du 1er mai « le début d’un nouveau processus de protestation ». Des réunions internes sont prévues afin de définir les formes de mobilisation à venir.
Cette position intervient dans un climat socio-économique jugé « difficile et préoccupant » par le syndicat, marqué par la hausse du coût de la vie, notamment des produits de base et des carburants. Pour la CDT, les arguments liés aux contraintes internationales ne suffisent plus à justifier l’absence de mesures concrètes en faveur du pouvoir d’achat.
La Centrale syndicale met en avant certains indicateurs économiques, notamment l’amélioration des recettes fiscales et la reprise de secteurs comme l’agriculture et le tourisme, pour réclamer une traduction directe de ces performances en gains sociaux pour les travailleurs.
