La Résistance a précisé, dans ses communiqués successifs, avoir ciblé l’entreprise d’industries militaires Yudifat, à l’est de la ville occupée de Haïfa, avec une salve de missiles. Elle a également visé le camp de Mahaneim, à l’est de la ville occupée de Safed, avec une salve de missiles.
La Résistance a expliqué que ces deux opérations interviennent « en réponse à l’acharnement de l’ennemi à bombarder les civils, à déplacer les populations et à détruire les maisons, et s’inscrivent dans le cadre de la vague d’opérations Khaybar 2 ».
Des sources israéliennes ont en outre rapporté que la zone de Krayot a subi des dommages après la chute d’environ 20 missiles tirés depuis le territoire libanais.
Sur le terrain, les résistants ont livré de violents combats contre une force de l’armée d’occupation aux abords de la citadelle dans la localité de Shamaa, utilisant des armes légères et moyennes, parallèlement à des frappes d’armes missiles et d’obus d’artillerie. Au cours des affrontements à Shamaa, les résistants ont également frappé un véhicule militaire avec un missile guidé, atteignant directement sa cible. De même, la Résistance a visé un rassemblement de soldats et de véhicules de l’armée d’occupation dans la localité d’Al-Qantara avec une salve de roquettes.
Le porte-parole de l’armée d’occupation israélienne a reconnu qu’un missile sol-air a été tiré, mardi soir, en direction d’un drone lui appartenant entraînant sa chute. Le tir du missile a eu lieu alors que l’armée de l’air israélienne survolait l’espace aérien libanais. Pour sa part, la Résistance islamique au Liban a annoncé avoir abattu, mardi à 23h15, un drone de type « Hermes 450 – Zik » appartenant à l’armée d’occupation, à l’aide d’un missile sol-air, dans l’espace aérien de la zone d’Aïchiyeh – Jabal el-Rayhan, au sud du Liban.
Ces opérations s’inscrivent dans la poursuite des attaques de la Résistance islamique contre les colonies du nord de la Palestine occupée et des objectifs militaires en profondeur, en riposte à l’agression élargie lancée par l’occupation contre le pays, relancée le 2 mars dernier dans le cadre de la bataille « Al-Asf al-Ma’koul ». (Paille Rongée)
A New York où le Conseil de sécurité de l’ONU s’est réuni en urgence, Tom Fletcher, chef des opérations humanitaires de l’ONU, s’est inquiété de la possible création d’un nouveau « territoire occupé » au Moyen-Orient, cette fois au Liban, après les propos du ministère israélien de la Défense. Israël Katz a déclaré mardi que son pays avait l’intention d’occuper « une zone de sécurité à l’intérieur du Liban » jusqu’au fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres au nord de la frontière, après la fin de la guerre. « Le retour au sud du Litani de plus de 600.000 habitants du sud du Liban qui ont été évacués vers le nord sera totalement empêché tant que la sécurité et la sûreté des habitants du nord (d’Israël) ne seront pas garanties », a-t-il ajouté.
Michel Menassa, ministre libanais de la Défense, a estimé que ces propos n’étaient « plus de simples menaces » mais traduisaient « une intention claire d’imposer une nouvelle occupation du territoire libanais ». Après la mort de trois Casques bleus indonésiens ces derniers jours, l’Union européenne a de son côté dénoncé une « grave violation du droit international » et réclamé « une enquête approfondie », qualifiant ces attaques d’ »absolument inacceptables ».
Une source sécuritaire de l’ONU a indiqué mardi à l’AFP qu’un char israélien avait tiré sur une position des Casques bleus indonésiens dimanche soir dans le sud du Liban, faisant un mort. La source, qui a refusé d’être identifiée, a précisé que « des investigations ultérieures » avaient prouvé que le tir sur la position indonésienne de la Finul provenait d’un char israélien. « Des débris d’un obus de char ont été retrouvés », a-t-elle ajouté. Deux autres Casques bleus d’Indonésie, pays qui fournit le deuxième contingent de la Finul, ont été tués lundi dans une explosion, qui pourrait être due à une mine, selon cette même source.
Le ministère indonésien des Affaires étrangères a quant à lui exigé que les Nations Unies mènent une enquête directe sur le meurtre de ses soldats de la FINUL, et ne se contentent pas d’accepter les excuses d’Israël. « Nous exigeons une enquête directe des Nations Unies, et non pas que nous acceptions les excuses d’Israël », a déclaré Omar Hadi, représentant du ministère indonésien des AE auprès de l’ONU, lors de la réunion d’urgence du Conseil de sécurité, a rapporté l’agence Reuters.
Une patrouille de la FINUL a été prise pour cible par Israël sur la route Bani Hayyan-Talousa, entraînant la mort de deux soldats et blessant deux autres, tandis qu’un hélicoptère de la région de Naqoura intervenait pour transporter les blessés. Les forces de la FINUL ont également annoncé la mort d’un de leurs soldats et un blessé grave, suite à l’explosion d’un projectile à l’intérieur d’une de leurs positions près de la localit6 d’Adshit al-Qusayr, dans le sud du Liban.
Jean-Noël Barrot, ministre français des Affaires étrangères, a déclaré lundi que les attaques menées par des soldats israéliens contre les forces de l’ONU dans le sud du Liban étaient « inacceptables et injustifiables ». L’armée d’occupation israélienne a indiqué mardi soir, après avoir lancé une enquête concernant la mort de ces deux Casques bleus, « qu’aucun engin explosif n’avait été placé dans la zone par des soldats israéliens » et qu’aucune de ses troupes « n’était présente sur place ». A rappeler que le mandat de la FINUL devrait s’achever à la fin de l’année.
