Les incidents qui ont émaillé la rencontre et la réclamation déposée par la Fédération royale marocaine de football (FRMF), ont motivé la décision de la CAF. Estimant que certaines règles n’avaient pas été respectées, l’instance marocaine avait saisi la commission d’appel après une première décision de la commission de discipline jugée insatisfaisante.
Après examen, la CAF a donné raison au Maroc. Les juges d’appel considèrent que le comportement de l’équipe sénégalaise, qui avait quitté le terrain après avoir contesté un penalty sifflé par l’arbitre, enfreint les articles 82 et 84 du règlement de la CAN. Conséquence directe : la finale est perdue sur tapis vert par les Lions de la Teranga, et le Maroc se voit attribuer la victoire sur le score de 3-0.
Au-delà du verdict principal, la CAF est également revenue sur plusieurs incidents ayant marqué la rencontre. Le cas d’Ismaël Saibari, d’abord. Le milieu marocain est reconnu coupable de comportement antisportif. Mais sa sanction est allégée : suspendu pour deux matchs, dont un avec sursis, il échappe finalement à l’amende de 100 000 dollars initialement prononcée.
Autre dossier : l’attitude des ramasseurs de balles. La CAF confirme la responsabilité de la FRMF, tout en réduisant l’amende à 50 000 dollars.
En revanche, aucune clémence concernant les interférences autour de la zone d’assistance vidéo (VAR). L’amende de 100 000 dollars est maintenue, signe que l’instance continentale considère ces faits comme particulièrement graves.
Enfin, l’épisode des lasers, régulièrement dénoncé dans les stades africains, vaut à la fédération marocaine une sanction réduite à 10 000 dollars.
Avec cette décision, la CAF clôt un dossier explosif qui aura largement dépassé le cadre sportif. Reste désormais à savoir si la Fédération sénégalaise de football choisira de contester ce verdict au niveau du Tribunal arbitral du sport, dans une affaire qui pourrait laisser des traces durables dans les relations entre les deux sélections mais aussi au sein de la CAF.
