Olivia Zémor, présidente de l’organisation, a indiqué que l’intervention s’est déroulée vers 6 heures du matin, décrivant « huit personnes cagoulées » entrant au domicile et procédant à une perquisition complète. Elle affirme que les forces de l’ordre ont immobilisé son mari et fouillé les lieux « mettant nos affaires sens dessus dessous ».
Le motif avancé par les autorités serait lié à des faits d’« apologie de terrorisme », en lien avec « des propos tenus lors d’une manifestation le 7 octobre 2025 », selon ce même communiqué. Le texte évoque également des tensions durant l’intervention, rapportant qu’un policier aurait déclaré : « Ils n’ont pas l’air d’aimer les juifs », alors que la personne interpellée et sa compagne sont juives. Par ailleurs, O. Zémor souligne avoir dénoncé « un amalgame dangereux entre juifs et politique israélienne ».
Aucune arme ni substance illicite n’aurait été découverte lors de la perquisition, toujours d’après la même source, qui mentionne la saisie de « deux keffiehs brandis comme des trophées ».
La situation médicale de N. Shahshahani est également mise en avant alors que ce dernier aurait été emmené sans ses médicaments malgré un état de santé jugé préoccupant et un rendez-vous hospitalier prévu le jour même à l’hôpital Bichat.
- Zémor dénonce une décision anticipée de maintien en garde à vue, citant des propos attribués aux policiers : « On vous le ramènera mercredi », ce qui, selon elle, traduirait une volonté de le faire passer la nuit en cellule avant audition.
Le communiqué inscrit cette interpellation dans un contexte judiciaire plus large. L’autrice rappelle son propre procès pour « apologie de terrorisme » le 26 février dernier, estimant que l’audience s’était déroulée « à charge ». Elle qualifie la garde à vue de son mari d’« acharnement ». La présidente de CAPJPO-Europalestine met également en cause le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, accusé de vouloir interdire l’association, active depuis plus de deux décennies dans la défense des droits des Palestiniens.
