Home PlanèteClimatPluviométrie abondante : La DGM rappelle les précédents « humides » des années 1980

Pluviométrie abondante : La DGM rappelle les précédents « humides » des années 1980

by Perspectives Med
0 comments
Pluviométrie abondante : La DGM rappelle les précédents « humides » des années 1980

Selon le rapport de la DGM, cette situation est liée à l’affaiblissement du vortex polaire pendant une grande partie de l’hiver, permettant aux masses d’air froid de descendre vers les latitudes moyennes. Cela a entraîné le positionnement du courant-jet sur l’Afrique du Nord et le Maroc, tandis que l’anticyclone des Açores se retirait vers le sud. En conséquence, des masses d’air humide en provenance de l’océan Atlantique ont afflué vers le royaume, parfois sous forme de rivières atmosphériques, provoquant plusieurs épisodes de fortes pluies prolongées.

La Direction a indiqué que la pluviométrie moyenne nationale a atteint environ 136 mm, soit près du double de la moyenne climatique habituelle pour l’hiver (71 mm). Avec ces chiffres, l’hiver 2025-2026 se classe comme le troisième hiver le plus humide au Maroc depuis 1981, derrière ceux de 2010 (200 mm) et 1996 (178 mm). Cette saison a également enregistré une augmentation significative du nombre de jours de pluie, avec une moyenne de 36 jours contre seulement 17 jours en moyenne climatique, établissant de nouveaux records dans plusieurs stations d’observation. Ifrane a connu 49 jours de pluie (contre 44 en 1963), Kénitra 43 jours (contre 41 en 1996), El Jadida 41 jours (contre 36 en 1996), Casablanca 38 jours (contre 37 en 1997), et Khouribga 37 jours (contre 35 en 2010).

Certaines régions ont également enregistré des précipitations équivalentes à presque une année entière de pluie en une seule saison : 1296 mm à Tanger (dépassant le précédent record de 889 mm en 1996), 448 mm à Nouaceur (contre 386 mm en 1997), et 435 mm à Sidi Slimane (contre 418 mm en 1997).

Après des années de sécheresse prolongée, le sol était extrêmement sec, dans de nombreuses zones, ce qui a fait émerger un ruissellement rapide des eaux de surface lors des fortes pluies, entraînant des inondations locales dans certaines zones.

Outre les précipitations, les montagnes ont aussi connu d’importantes chutes de neige, avec une superficie couverte atteignant environ 55 495 km² le 18 décembre 2025, le niveau le plus élevé enregistré depuis 2019. Un second pic a été observé à 50 127 km² le 25 janvier, tandis qu’une superficie dépassant 20 000 km² est restée enneigée pendant une grande partie de l’hiver, notamment dans les montagnes de l’Atlas et du Rif.

Concernant la température moyenne saisonnière, elle est proche de la moyenne climatique (+0,15°C), l’hiver étant marqué par des fluctuations importantes entre des périodes froides et relativement chaudes.

Des épisodes ont en effet enregistré des températures inférieures aux moyennes saisonnières, avant qu’un pic de chaleur ne soit atteint le 22 février avec un écart de +5,28°C. Des températures exceptionnellement élevées ont également été relevées dans certaines régions du royaume, notamment 35,1°C à Smara, 33,1°C à Taroudant, 31,2°C à Nouaceur, et 30,4°C à Marrakech.

La Direction a conclu que cet hiver exceptionnel illustre la nature volatile du climat marocain et sa sensibilité aux changements atmosphériques à grande échelle. Elle a également souligné l’importance stratégique de la surveillance météorologique continue et de l’analyse des données climatiques pour améliorer les prévisions et les alertes précoces d’événements météorologiques extrêmes.

You may also like

Adblock Detected

Please support us by disabling your AdBlocker extension from your browsers for our website.