Le haut gradé iranien a rappelé que « le régime criminel américain et l’entité sioniste tueuse d’enfants ont lancé, le 28 février 2026, une attaque lâche contre la République islamique d’Iran, en violation de toutes les lois internationales, entraînant le martyre du leader du pays ainsi que de plusieurs chefs et citoyens iraniens ». Estimant que les circonstances ont changé et que les États-Unis et Israël ne peuvent plus déclencher une guerre contre l’Iran et y mettre fin au moment de leur choix.
A. Abdollahi a souligné que le martyre du « leader cher à nos cœurs » est inacceptable, tout en rappelant que l’Iran n’a jamais été l’initiateur d’un conflit. Il a exigé que les États-Unis et Israël expriment leurs regrets et cessent de menacer les pays d’Asie de l’ouest. Par ailleurs, le général a prévenu qu’il ne permettrait pas l’expédition d’un « seul litre de pétrole » en provenance du Moyen-Orient si les attaques américano-israéliennes se poursuivaient. Cette menace a poussé le président Donald Trump à avertir que les États-Unis frapperaient l’Iran avec plus de force encore en cas de blocage des exportations d’énergie.
Un total de 140 militaires américains ont été blessés depuis le début des frappes menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran, dont huit grièvement, a indiqué mardi à Anadolu le porte-parole du Pentagone, Sean Parnell. Selon lui, la grande majorité des blessures sont mineures et 108 soldats ont déjà pu reprendre leur service.
Les huit militaires grièvement blessés reçoivent actuellement « le plus haut niveau de soins médicaux », a-t-il précisé. Ces chiffres s’ajoutent aux huit militaires américains tués depuis le début de la campagne. Le président américain Donald Trump a à plusieurs reprises reconnu que des pertes étaient attendues, estimant que le conflit serait au final « une excellente affaire pour le monde ».
En début de semaine, D. Trump a affirmé que les États-Unis avaient infligé des dommages massifs aux forces aériennes et navales iraniennes. Il prévoit que l’agression se terminera avant le délai initialement fixé à quatre semaines, sans toutefois définir la forme que prendrait cette victoire. Alors qu’Israël affirme que son objectif est de renverser le régime iranien et que les responsables américains disent vouloir détruire les capacités balistiques et nucléaires, D. Trump a déclaré que la guerre ne pourrait se terminer qu’avec l’établissement d’un « gouvernement iranien obéissant ». Il a prévenu que les frappes américaines s’intensifieraient radicalement si l’Iran tentait de bloquer le passage des pétroliers par le détroit d’Ormuz, par lequel transite un cinquième de l’approvisionnement mondial en pétrole. « Nous les frapperons si fort qu’il sera impossible pour eux, ou pour quiconque les aide, de récupérer cette région du monde », a-t-il déclaré en conférence de presse.
Sur le terrain, le CGRI a annoncé la destruction du centre de communications spatiales « Haella », situé au sud de Tel-Aviv (Sdot Micha). Ce centre est considéré comme l’un des principaux points de liaison entre les bases aériennes et les avions de chasse de l’ennemi. Il a été ciblé et détruit par des drones suicides appartenant à la force aérospatiale des Gardiens de la révolution lors d’une opération spéciale. Ce centre constituait l’infrastructure du système de communication du réseau de contrôle spatial de la chasse israélienne.
Des images montrant le moment du lancement de missiles dotés d’ogives pesant une tonne, dans le cadre de la 33e vague de l’opération « Promesse tenue 4 », sous le slogan « Allégeance à toi Khamenei », ont été promues par Téhéran, alors que des débris d’un missile à fragmentation iranien tombés dans le centre d’Israël, causant d’importants dégâts.
Dans son communiqué n°20, l’armée iranienne rappelle avoir ciblé par des drones de l’armée de l’air iranienne de la raffinerie de pétrole et de gaz et des réservoirs de carburant à Haïfa. Au cours des dernières heures, la raffinerie de pétrole et de gaz ainsi que les réservoirs de carburant de l’entité sioniste à Haïfa ont été la cible d’une attaque menée par des drones appartenant à l’armée de l’air iranienne.
« Je remercie le Commandement central américain d’avoir reconnu l’utilisation du territoire de nos voisins pour lancer des missiles à courte portée contre notre population », a déclaré lundi soir le chef de la diplomatie iranienne. Cette déclaration d’Abbas Araghchi fait suite à la publication par le Commandement central américain d’une photo prise depuis l’une de ses bases dans la région, accompagnée de la légende suivante : « Les systèmes de roquettes d’artillerie à haute mobilité (HIMARS) de l’armée américaine offrent des capacités de frappe en profondeur inégalées dans la lutte contre le régime iranien. » Il a ajouté : « Il semble que l’attaque contre l’usine de dessalement de Qeshm ait également été menée en utilisant le territoire de nos voisins.»
Deux jours auparavant, les États-Unis avaient ciblé une usine de dessalement sur l’île de Qeshm. Cette agression américaine avait affecté l’approvisionnement en eau d’une trentaine de villages. A. Araghchi avait alors déclaré qu’il s’agissait d’une escalade dangereuse aux conséquences graves.
Les Gardiens de la révolution ont ensuite annoncé, lors de leur 26e vague d’attaques, avoir ciblé la base américaine de Juffair, au Bahreïn, avec des missiles à propergol solide et liquide en représailles à une attaque américaine lancée depuis cette même base contre une usine de dessalement sur l’île iranienne de Qeshm.
Suite à la déclaration de l’armée américaine, A. Araghchi a souligné que « si nos puissants missiles détruisent ces systèmes où qu’ils se trouvent, en guise de riposte, alors personne ne devrait s’en plaindre. »
Dans la soirée de mardi, des explosions ont été entendues dans plusieurs quartiers de Téhéran alors que les attaques américano-israéliennes contre l’Iran continuent de s’intensifier, selon les médias iraniens. Des déflagrations ont été signalées à Téhéran, dans la ville centrale d’Ispahan, ainsi qu’à Tabriz, dans le nord du pays.
L’armée israélienne avait déclaré plus tôt que ses avions de combat avaient mené une vague combinée de frappes ciblant plusieurs sites à Téhéran et à Tabriz. Un communiqué militaire a précisé que les cibles comprenaient des « centres de commandement » appartenant aux forces armées iraniennes, un centre de commandement d’unités spéciales à Tabriz et un complexe militaire à Téhéran.
