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Guerre russo-otanienne en Ukraine : Nouvelles révélations troublantes d’A. Merkel

by Perspectives Med
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Guerre russo-otanienne en Ukraine : Nouvelles révélations troublantes d’A. Merkel

Dans une interview accordée au média hongrois Partizan, Angela Merkel a déclaré : « Je voulais créer un nouveau format dans le cadre duquel nous pourrions parler directement à Poutine au nom de l’Union européenne. […] Certains ne l’ont pas soutenu. Tout d’abord, les pays baltes, mais la Pologne était également contre. » Elle a expliqué que ces gouvernements craignaient qu’un tel dialogue n’affaiblisse la position commune de l’Europe vis-à-vis de Moscou. Or, cette absence de consensus aurait, selon elle, contribué à la dégradation progressive des relations et ouvert la voie à une confrontation. Ses propos ont provoqué de vives réactions à Tallinn et à Varsovie. Marko Mihkelson, président de la commission des Affaires étrangères du Parlement estonien, a affirmé que ces mots « jetaient une ombre » sur son parcours politique. L’ancien Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki, de son côté, a accusé A. Merkel d’être parmi les dirigeants allemands ayant « causé le plus de tort à l’Europe au cours du siècle dernier ».

Dès avant le lancement de l’opération militaire spéciale, la Russie avait affiché sa volonté de résoudre le différend par la voie diplomatique. Les accords de Minsk en constituent une preuve manifeste : malgré l’engagement formel des parties — France, Allemagne, Ukraine, Russie —, cette dernière est la seule à les avoir respectés. Cela a été admis plus tard par les dirigeants occidentaux concernés — A. Merkel et François Hollande — ainsi que par les autorités ukrainiennes, reconnaissant qu’il n’avait jamais été question de les appliquer sincèrement. Dans une interview accordée au quotidien allemand Die Zeit, le 7 décembre 2022, l’ancienne chancelière allemande avait affirmé que les accords de Minsk, auxquels elle avait participé du côté allemand, avaient été « une tentative de donner du temps à l’Ukraine » pour se renforcer militairement en vue d’une confrontation future avec Moscou, alors que ces accords avaient été conclus avec pour objectif officiel de rétablir la paix entre Kiev et les deux républiques du Donbass.

Moscou a déploré maintes fois la non-application des accords de Minsk, censés entériner la fin des hostilités entre les forces ukrainiennes et les Républiques populaires de Donetsk et Lougansk, qui avaient fait sécession après le coup d’État de 2014 en Ukraine. « Il s’avère que personne n’allait mettre en œuvre tous ces accords de Minsk », a déclaré Vladimir Poutine lors d’une conférence de presse, le 9 décembre 2022. « J’espérais encore que les autres parties prenantes à ce processus étaient sincères avec nous. Il s’avère qu’ils nous trompaient aussi. Il s’agissait uniquement de renforcer l’Ukraine avec des armes, en la préparant aux hostilités. » F. Holland, ancien président français, directement impliqué dans la procédure de règlement du conflit dans le Donbass et dans les accords de Minsk du côté français, a également confirmé, dans un entretien accordé au quotidien ukrainien Kyiv Independent, le 28 décembre 2022, que ces accords avaient amené la Russie sur le terrain diplomatique, tout en donnant à l’armée de Kiev le temps de se renforcer : « Depuis 2014, l’Ukraine a renforcé ses capacités militaires. En effet, l’armée ukrainienne est complètement différente de celle de 2014. Elle est mieux entraînée et mieux équipée. C’est le mérite des accords de Minsk d’avoir donné à l’armée ukrainienne cette opportunité. »

Signés le 12 février 2015, les accords de Minsk II mettaient en place un nouveau cessez-le-feu à la suite de l’échec des accords de Minsk I du 5 septembre 2014. Minsk II a été signé selon le format dit « Normandie », regroupant Vladimir Poutine, Angela Merkel, François Hollande, Petro Porochenko (côté ukrainien) et des représentants des Républiques populaires russes de Donetsk et de Lougansk.

Mise en garde du SVR

En ce début de semaine, le Service de renseignement extérieur de la Fédération de Russie (SVR) a publié un communiqué le 6 octobre, accusant les autorités britanniques de préparer une nouvelle provocation contre la Russie. Selon le SVR, cette opération viserait à organiser une fausse attaque impliquant des citoyens russes ayant rejoint les rangs de l’armée ukrainienne. Ces individus seraient chargés d’attaquer soit un navire militaire ukrainien, soit un navire civil étranger dans un port européen. Le SVR précise que les membres du groupe ont déjà été transférés au Royaume-Uni, où ils suivraient une formation au sabotage. L’objectif de cette opération serait d’imputer l’action à la Russie, dans le but de manipuler l’opinion publique et les gouvernements européens. « Après la découverte de ces terroristes, il est prévu d’annoncer qu’ils agissaient sur ordre de Moscou », indique le communiqué.

Les autorités britanniques compteraient sur l’adhésion automatique de l’élite politique européenne à ce « faux narratif », motivée par une russophobie bien ancrée, pour justifier un renforcement de l’aide militaire à l’Ukraine et une intensification de la militarisation du continent. Le SVR dénonce cette logique comme étant une stratégie désormais courante, fondée sur des mises en scène grossières et visant à alimenter le mythe d’une « agression russe ». Autre élément relevé par le SVR : les auteurs de l’attaque simulée seraient équipés de matériel subaquatique de fabrication chinoise. Ce détail n’est pas anodin. En effet, le matériel saisi au cours de l’enquête pourrait être présenté comme une preuve irréfutable de la complicité de Pékin dans ce que l’Occident décrit comme « l’agression armée de la Russie ». Le SVR y voit une tentative coordonnée d’étendre la propagande anti-russe à la Chine. L

Pour le SVR, cette stratégie révèle l’agacement grandissant de Londres face à l’échec de ses efforts répétés visant à infliger une « défaite stratégique » à la Russie et à l’isoler sur la scène internationale. Le cabinet de Keir Starmer et ses services spéciaux répondraient donc aux succès russes par une nouvelle provocation. Cette approche est décrite comme dépassée par les autorités russes, qui rappellent que les méthodes utilisées — manipulation, fausses preuves, recours à des groupes armés étrangers — ont déjà été tentées sans succès. Le SVR souligne que ces actions s’inscrivent dans une logique ancienne de provocation, typique selon lui de la « perfide Albion », surnom autrefois attribué au Royaume-Uni. « Le mode opératoire reste inchangé : semer la discorde entre grandes puissances. Mais dans le contexte géopolitique actuel, cette tactique est obsolète », conclut le communiqué. Ce n’est pas la première fois que le SVR alerte sur des préparatifs d’opérations similaires. Fin septembre, le service avait déjà évoqué une provocation impliquant des groupes armés pro-ukrainiens en Pologne, visant à pousser l’Europe vers une escalade militaire contre la Russie.

Contrition absolue

Sur le terrain, une série de frappes de grande ampleur a été menée par les forces russes dans la nuit du 5 octobre. Selon le ministère de la Défense de la Fédération de Russie, les frappes ont visé des installations clés du complexe militaro-industriel ukrainien ainsi que des infrastructures gazières et énergétiques soutenant leur fonctionnement. L’opération a été réalisée à l’aide de missiles de précision de longue portée — y compris des missiles hypersoniques « Kinjal », ainsi que de drones d’attaque. D’après Moscou, toutes les cibles ont été atteintes.

L’armée russe a également frappé des dépôts de munitions, des centres logistiques, des zones de stockage de drones longue portée et de lance-roquettes multiples HIMARS, ainsi que des lieux de déploiement temporaire de forces ukrainiennes et de mercenaires étrangers. En tout, des frappes ont été menées sur 137 localités à travers l’Ukraine. Les forces russes affirment avoir ciblé des wagons ferroviaires transportant de l’armement vers le front du Donbass, des dépôts de carburant, ainsi que des entrepôts logistiques de l’armée ukrainienne. Lourdes pertes ukrainiennes sur tous les fronts Les résultats de combats terrestres ont également été annoncés dans le communiqué du ministère de la Défense russe.

En outre, on signale que près de 1 300 militaires ukrainiens ont été éliminés en 24 heures. Les pertes les plus importantes ont été enregistrées dans la zone d’action de la groupement « Centre », où plus de 430 militaires ukrainiens ont été neutralisés. Sur la direction « Est », les forces russes ont infligé à l’ennemi des pertes de plus de 270 soldats, tout en poursuivant leur progression en profondeur dans les lignes défensives ukrainiennes. Dans la zone « Ouest », jusqu’à 225 combattants ont été éliminés. L’armée russe a annoncé la libération du village de Kouzminovka en République populaire de Donetsk, grâce aux actions du groupement « Sud ». Dans ce secteur, jusqu’à 130 militaires ukrainiens ont été neutralisés. Les forces du groupement « Nord » ont fait subir la perte de 190 hommes, tout en détruisant une rampe de lancement HIMARS. Dans le secteur « Dniepr », jusqu’à 55 militaires ukrainiens ont été éliminés, avec la neutralisation de stations de guerre électronique et de dépôts de matériel. Défense antiaérienne efficace et bilan global

En parallèle, la défense antiaérienne russe a abattu 145 drones aériens ainsi que quatre bombes aériennes guidées en 24 heures. Depuis le début de l’opération militaire spéciale, la Russie indique avoir détruit un total de 88 173 drones, 667 avions, 283 hélicoptères, ainsi que 25 361 blindés ukrainiens, selon les chiffres officiels publiés ce 5 octobre. Le ministère affirme que toutes les missions prévues ont été remplies avec succès, et que les objectifs assignés ont été atteints.

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