Des responsables talibans ont affirmé que « la proposition américaine est inacceptable », considérant que « la souveraineté afghane est une ligne rouge à ne pas franchir ». Ils ont évoqué « la possibilité de futures négociations pour améliorer les relations bilatérales avec les États-Unis ».
Jeudi, lors d’une conférence de presse conjointe avec Keir Starmer, Premier ministre britannique, Donald Trump a annoncé que « son administration souhaitait reprendre la base aérienne de Bagram, située au nord de Kaboul, la capitale, invoquant son importance stratégique en raison de sa proximité avec les sites de fabrication d’armes nucléaires chinois ».
Il s’agit de la plus grande ancienne base militaire américaine en Afghanistan. Elle a servi de principal centre d’opérations aux forces américaines et de l’OTAN pendant la guerre en Afghanistan. Elle comprend deux pistes d’atterrissage, des installations de maintenance et des centres de renseignement. Sa situation géographique lui confère un avantage de par sa proximité avec la Chine, l’Iran et l’Asie centrale, ce qui en fait un élément clé de toute action américaine dans la région.
« Nous sommes toujours prêts à mener à bien toute mission sur instruction du président », lit-on dans un communiqué produit jeudi par le ministère américain de la Guerre
Zakir Jalali, un responsable du ministère afghan des Affaires étrangères, a laissé entendre que « sans présence militaire américaine en Afghanistan, l’Afghanistan et les États-Unis doivent dialoguer et établir des relations politiques et économiques fondées sur le respect mutuel et des intérêts communs ». Il a décrit D. Trump comme « un homme d’affaires et un négociateur talentueux, plus qu’un simple politicien».
