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Victimes du séisme du Haouz : Les victimes tremblent de rage !

Le séisme du 8 septembre dernier continue à alimenter la chronique. Et pour cause ! De Tlat’n Yaacoub, Ikoujak et Ighil, communes qui se situent dans l’épicentre de la secousse, plusieurs victimes de la catastrophe naturelle ont décidé de marcher vers Marrakech. Objectif, dénoncer l’injustice qui a marqué la distribution de l’aide financière accordée aux sinistrées.
Victimes du séisme du Haouz : Les victimes tremblent de rage !

Scandaleux ! La gestion post-séisme continue d’alimenter la polémique à l’heure où les travaux de terrassement et de reconstruction, outre la réfection des routes et pistes, sont au point mort, ou presque. Nul besoin de faire un dessin pour se rendre à l’évidence que le processus de reconstruction des villages détruits n’a pas encore démarré. Mais la pire des injustices, au-delà de l’allocation des fameuses tentes inappropriées dans de telles circonstances, c’est bel et bien de constater que la distribution des aides promises par les autorités reste sélective.

C’est pour le pécule des 2.500 Dh devant être réservée mensuellement pour chaque foyer sinistré sur une durée d’un an que des marcheurs, excédés par les louvoiements des responsables locaux, que des dizaines de citoyens ont choisi de marcher vers Marrakech. Histoire de dénoncer ce qu’ils endurent.

A pied, des habitants de Tlat’n Yaacoub, Ikoujak, et Ighil ont parcouru plusieurs kilomètres avant d’observer un sit-in devant le siège de la préfecture de la province de Houz et le siège du commandement de Tahannaout pour exprimer et leur colère et leur désarroi.

Décidés à défendre leur cause, les marcheurs, quelques centaines quand même, se sont donnés rendez-vous devant la Waliya de Marrakech. Désemparés par la subite perte de leurs biens, les voilà qui se retrouvent aujourd’hui pourchassés par les forces de l’ordre tels des bandits des grands chemins. Alors que l’Etat s’est engagé à leur venir en aide en attendant l’aide prévue pour la reconstruction des habitations partiellement et/ou totalement détruites.

L’Intérieur est appelé à agir face à l’ampleur du drame. Avant cette marche, des signes avant-coureurs s’étaient déclarés déjà dans d’autres régions sinistrées, notamment du côté de Taroudant. Sauf que les éléments de la gendarmerie ont fait barrage pour que les victimes de l’oubli étatique ne viennent pas faire pression sur les autorités locales. Le nouveau concept de l’autorité et la politique de proximité vendue à grande échelle semblent avoir fait leur temps. Résultat des courses, le marasme qui s’est saisi des habitants des régions sinistrées risque de prendre une autre tournure.

A-t-on vraiment besoin de livrer pareille image du pays ? Une image qui s’en trouve par ailleurs plus ternie par les séismes localisées que provoquent, sous bonne garde, les bulldozers mobilisés tout le long des plages du Souss-Massa pour raser nombre de sites balnéaires et de ports de pêche.

N’aurait-il pas été plus judicieux de convoyer les pelleteuses et bulldozers qui font la noria dans la région vers les sites sinistrés par le tremblement de terre pour procéder aux travaux de déblayage des villages effondrés et, chemin faisant, entretenir les voies de communication stratégiques ?

L’Exécutif est ainsi interpellé. A moins que…

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