Pour rappel, fin janvier dernier, le gendre du président américains a fait le déplacement à Alger pour convaincre A. Tebboune de participer au premier cycle de discussions sur le Sahara occidental. Mission accomplie puisque l’Algérie a pris part aux pourparlers organisés les 8 et 9 février à l’ambassade des États-Unis à Madrid, puis les 23 et 24 février à Washington.
A signaler aussi qu’une mission d’experts relevant du Département des opérations de paix de Organisation des Nations unies est attendue, mardi, à Laâyoune dans le cadre d’une visite de terrain consacrée à l’évaluation du fonctionnement de la MINURSO. Un déplacement qui intervient dans un contexte international marqué par une remise en question croissante de l’efficacité des opérations de maintien de la paix à long terme.
Selon des sources onusiennes, cette délégation composée de hauts responsables et d’experts techniques mènera une série d’inspections au niveau des installations et bases opérationnelles de la mission. L’objectif affiché est de dresser un état des lieux précis des conditions de travail, des moyens déployés et de la capacité de la MINURSO à remplir les missions qui lui sont assignées depuis sa création en 1991.
Plus de trois décennies après son déploiement, la MINURSO se retrouve aujourd’hui au cœur d’un débat international sur la pertinence et les limites de certaines missions onusiennes prolongées dans le temps sans avancées politiques décisives. Dans ce sens, la visite s’inscrit dans un processus plus large d’évaluation interne, destiné à alimenter un rapport stratégique qui sera soumis aux instances décisionnelles des Nations unies.
Ce rapport pourrait peser sur l’avenir du mandat de la mission, notamment en ce qui concerne la nature de ses prérogatives, ses modalités d’intervention et son articulation avec le processus politique mené sous l’égide de l’ONU.
