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Un analyste de la CIA échaudé par la crise avec la Russie: A quoi peut conduire « la somme de toutes les peurs »…

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Un ancien analyste de la CIA a dressé un parallèle entre les troubles en Ukraine et la montée des tensions ayant débouché sur la Première Guerre mondiale. Il déplore les logiques de méfiance et de peur qui empêchent de voir les réalités du terrain.

Alors que les pilonnages de Kiev dans le Donbass se poursuivent, portant un coup aux efforts diplomatiques déployés notamment par la France, certains craignent que la crise ukrainienne ne finisse par basculer définitivement vers le chaos.
George Beebe, ancien analyste de la CIA, a ainsi comparé dans un article du National Interest l’escalade des tensions autour de l’Ukraine à l’engrenage ayant mené à la Première Guerre mondiale. L’expert du renseignement a résumé son propos en citant une phrase de Theodore Roosevelt. Le Président américain avait à l’époque expliqué comment la défiance entre deux adversaires pouvait déboucher sur un conflit d’ampleur. « Le Kaiser Wilhelm II croit que les Anglais envisagent de l’attaquer et de détruire sa flotte. En réalité, les Anglais n’ont pas de telles visées, mais ils sont eux-mêmes terrifiés à l’idée que… le Kaiser détruise leur flotte et efface l’Empire britannique de la surface de la Terre », a écrit G. Beebe en rappelant l’analyse de Roosevelt.
C’est en partie ce contexte de « méfiance et de peurs mutuelles » qui a amené les deux peuples au bord du conflit. Une situation qui ressemble à la crise ukrainienne, précise l’analyste, puisque Washington est convaincu que les forces russes ont été mobilisées pour « envahir l’Ukraine », alors que Moscou y voit un « effort défensif plus large », afin d’empêcher notamment les avancées de l’Otan.
G. Beebe appelle donc les États-Unis à ne pas répéter les erreurs du passé, en posant un regard « critique », pour éviter une nouvelle « catastrophe moderne ».
L’ancien analyste de la CIA n’est pas le premier à craindre que la situation en Ukraine ne conduise à un conflit généralisé. Donald Trump avait mis en garde l’administration Biden à plusieurs reprises, lui reprochant des faiblesses sur le dossier ukrainien, pouvant mener à une « Troisième guerre mondiale ».
Depuis mi-février, la tension n’a cessé de monter en Ukraine, autour des républiques autoproclamées du Donbass. Les forces de Kiev ont multiplié les tirs d’obus, violant à plusieurs reprises le cessez-le-feu censé être en vigueur dans l’est du pays.
Washington accuse par ailleurs Moscou de préparer une invasion depuis plusieurs semaines en massant des troupes à la frontière ukrainienne. L’administration Biden s’était d’ailleurs risquée à quelques pronostics sur la date d’une hypothétique entrée en guerre, avant de rétropédaler. Laissant le soin à Londres de verser dans les extrapolations.
Le Kremlin nie de son côté toutes velléités à l’encontre de son voisin. Certaines troupes russes impliquées dans des exercices ont été rappelées sur leur lieu de déploiement après les manœuvres d’entraînements, a récemment précisé le ministre de la Défense, Sergueï Choïgou.

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