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Tragédie ferroviaire en Grèce : Des dizaines de morts et de blessés…

Une collision entre un train de marchandises et un train de passagers effectuant le trajet entre Athènes et Thessalonique, en Grèce, a fait dans la soirée mardi, au moins 38 morts et des dizaines de blessés, selon un dernier bilan officiel. Deux hôpitaux ont été réquisitionnés pour les accueillir. Le chef de gare a été arrêté. « Une tragique erreur humaine », a déclaré mercredi soir Kyriakos Mitsotakis, Premier ministre.
Des dizaines de morts et de blessés…

Les médias grecs parlent déjà du « pire accident ferroviaire que la Grèce n’ait jamais connu ». Un terrible accident de train s’est produit dans la soirée du mardi 28 février. Un train de marchandises et un train de passagers effectuant le trajet entre la capitale Athènes et la ville portuaire de Thessalonique sont entrés en collision. 350 personnes se trouvaient à bord du second. Le porte-parole a confirmé que trois wagons ont déraillé au niveau de la ville de Larissa, capitale de la périphérie de Thessalie, dans le centre du pays, après la collision entre un train de marchandises et un autre convoi. L’un des wagons a pris feu et plusieurs personnes se sont retrouvées piégées, selon la chaîne de télévision publique Ert.

Depuis la nuit dernière, Les opérations de secours, qui englobent différents efforts de recherche et de désincarcération, ont mobilisé au moins 150 pompiers et 40 ambulances, rapporte notre correspondant à Athènes, Joël Bronner. Des grues et différents engins de levage sont également sur place, dans la plaine de Thessalie, pour aider, notamment, à soulever les trois wagons de passagers qui ont déraillé et à dégager les débris.

Les Grecs se sont réveillés mercredi avec les images impressionnantes, dans cette zone de campagne, de wagons sur le flanc et de secouristes revêtus de gilets jaunes, en train d’inspecter les décombres issus de cette puissante collision entre deux trains. Leur tâche a notamment été compliquée par l’état des deux premiers wagons de passagers. En plus de la tôle broyée et de la carcasse compressée, un incendie s’est déclaré sur cette partie avant du train, à la suite du choc.

Les blessés ont, eux, été évacués au cours de la nuit vers les deux hôpitaux de Larissa, la capitale régionale. En parallèle, à la suite de cet accident ferroviaire, les autorités grecques ont également mis en place deux numéros d’urgence pour informer les proches des victimes.

Une réunion de crise du gouvernement a été organisée. « Le chef de gare de 59 ans a été arrêté. Les faits qui lui sont reprochés seront annoncés sous peu », a affirmé une source policière à l’AFP tandis que le porte-parole du gouvernement grec a affirmé que les deux trains circulaient sur la même voie « depuis plusieurs kilomètres ».

La collision meurtrière est due à « une tragique erreur humaine », a affirmé mercredi soir le Premier ministre grec. « Tout montre que le drame est dû, malheureusement, principalement à une tragique erreur humaine », a dit le chef du gouvernement au lendemain de cet accident de train « sans précédent » en Grèce, selon lui. « L’État sera aux côtés des familles des victimes. Nous pleurerons nos enfants, nos frères et sœurs, nos amis. Nous resterons également unis dans cette tragédie. Et nous travaillerons pour que ce « plus jamais ça » que j’ai entendu à Larissa ne reste pas un vain mot. Je vous promets », a écrit le Premier ministre sur la page Twitter du gouvernement.

L’enquête à venir devra déterminer les responsabilités de chacun, mais le moins que l’on puisse dire, c’est que les dysfonctionnements sécuritaires sur le réseau de chemins de fer grec étaient largement connus au sein de l’entreprise. C’est ce qui apparait nettement au vu des réactions qui succèdent à la collision.

« Les systèmes de sécurité et de signalisation ne fonctionnent pas dans cette zone », a commenté, dépité, le président du syndicat des conducteurs de train. Tout se gère donc manuellement, en dépit des risques. Au début du mois, une lettre interne d’un syndicat de cheminots, adressée aux « collègues » du rail, s’agace face à la multiplication des incidents qui mettent, indique le document, « le conducteur et les passagers en danger ». « Qu’attendent-ils pour intervenir ? Que doit-il se passer d’autre ? » s’interroge encore le texte syndical, trois semaines seulement avant l’accident.

Anciennement publique, l’entreprise de chemins de fer grecque, très endettée, a été privatisée au cours de la décennie de crise économique, qui a fortement ébranlé le pays. Depuis 2017, celle qui est devenue Hellenic train est ainsi à présent la filiale de la société italienne des chemins de fer.

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