Un pétrolier a été touché par un projectile non identifié au large des côtes d’Oman tôt mercredi, provoquant un incendie qui a ensuite été éteint, a indiqué l’agence britannique des opérations commerciales maritimes (UKMTO). Voilà qui traduit, dans les faits, la maitrise de la navigation dans le détroit d’Ormuz par les Iraniens. Téhéran persiste à rappeler que tout trafic dans le détroit ne saut être toléré sans son aval.
L’incident s’est produit à 01h45 GMT, à environ 11 milles nautiques à l’ouest de Bukha, à Oman, selon une alerte publiée mercredi par l’UKMTO. Les autorités locales ont signalé que le projectile avait touché le pétrolier et provoqué un incendie, qui a depuis été éteint. Le navire est désormais au mouillage, a indiqué l’agence. Tous les membres de l’équipage sont sains et saufs. Aucun impact sur l’environnement n’avait été signalé au moment de la publication de l’alerte, a-t-elle ajouté.
L’UKMTO a conseillé aux navires transitant dans la zone de naviguer avec prudence et de signaler toute activité suspecte à l’agence, tandis que les autorités enquêtent sur l’incident. Cet incident survient dans un contexte de tensions maritimes accrues à la suite de la confrontation militaire entre les États-Unis et l’Iran, ainsi que de préoccupations persistantes concernant la sécurité des routes maritimes à proximité du détroit d’Ormuz.
Sur un autre plan, Mohsen Rezaei, chef du Conseil suprême de sécurité nationale, a affirmé que « pas même une infime quantité » d’uranium enrichi ne quitterait l’Iran, qualifiant ces matières de richesse nationale. Cette position vient s’opposer à une demande de Washington, qui souhaite qu’une partie du stock iranien soit transférée hors du pays.

