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Sabotage de Nord Stream I et II : De nouvelles révélations faites par Wired

Deux vaisseaux inconnus avec des balises éteintes ont été repérés à la veille de l’explosion sur le Nord Stream 2 fin septembre, selon Wired. Ces navires qui mesuraient chacun de 95 à 130 mètres de long sont passés à plusieurs kilomètres des sites de la future fuite du gazoduc, selon les analystes de SpaceKnow cités par le magazine.
Révélations de Wired

« Nous avons détecté des navires sombres, c’est-à-dire des navires de taille importante, qui traversaient cette zone d’intérêt », a déclaré Jerry Javornicky, PDG et cofondateur de SpaceKnow. « Ils avaient leurs balises éteintes, ce qui signifie qu’il n’y avait aucune information sur leur mouvement, et ils essayaient de garder leurs informations de localisation et leurs informations générales cachées du reste du monde », a-t-il ajouté.

Pour arriver à ces conclusions, SpaceKnow a analysé les images satellites recueillies pendant 90 jours. Dans les semaines qui ont précédé les explosions, la société a détecté 25 navires traversant la zone, des « cargos aux plus gros navires polyvalents ».

Au total, 23 avaient leurs transpondeurs du système d’identification automatique (AIS) activés. Deux n’avaient pas de données AIS activées et ils ont traversé la zone pendant les jours précédant justement la détection des fuites.

Ces révélations ont été transmises à l’Otan, laquelle a demandé plus d’informations. Le 26 septembre, plusieurs actes de sabotage ont eu lieu sur les gazoducs Nord Stream 1 et 2, qui passent par la mer Baltique, dans les zones économiques exclusives de la Suède et du Danemark. En conséquence, une conduite du Nord Stream 2 et les deux du Nord Stream 1 ont été endommagées. Les dégâts ont entraîné une fuite massive de gaz.

Vladimir Poutine a qualifié cela « d’acte de terrorisme international » et tient depuis les Anglo-Saxons responsables de ces actions « qui détruisent les infrastructures européennes ».

Une enquête internationale a été lancée avec la participation de l’Allemagne, de la Suède, et du Danemark. Ces deux derniers s’en sont ensuite retirés. Ils ont supposé un acte de sabotage, mais n’ont pas pu établir le responsable. Le Danemark a ensuite proposé à l’opérateur du gazoduc de mener une enquête autonome.

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