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« Qatargate » : Doha rue dans les brancards…

La police judiciaire belge a procédé le 9 décembre, à Bruxelles, à l’arrestation de Francesco Giorgi, assistant parlementaire européen et compagnon d’une des vice-présidentes, l’eurodéputé grecque Eva Kaïli arrêtée, elle aussi, plus tard dans la journée. L’émirat dément toute implication. Doha menace de rétorsions.
Doha rue dans les brancards…

Dix jours après l’éclatement du scandale désormais baptisé « Qatargate », Doha a réagi.   Un communiqué signé d’un diplomate de la mission du Qatar à Bruxelles affirme que les relations en termes de sécurité ou d’approvisionnement gazier pâtiront des mesures prises par le Parlement européen.

L’Emirat qualifie de « discriminatoires » les mesures demandées jeudi dans la résolution votée par les députés européens, à savoir interdire l’accès du parlement aux représentants des intérêts qatariens. Le Parlement a aussi décidé de suspendre tout travail législatif concernant l’émirat.

Tout ceci va remettre aux calendes grecques d’une part l’examen de la libéralisation des visas et d’autre part un accord qui donnait à Qatar Airways l’accès au ciel européen. Cet accord était d’ailleurs déjà largement critiqué par les compagnies aériennes européennes.

Le communiqué qatarien s’en prend aussi à la Belgique et se dit très déçu de son attitude, car Bruxelles n’a fait, « aucun effort pour établir les faits avec notre gouvernement ». Le communiqué dénonce aussi les fuites du dossier et les informations inexactes qui ciblent « exclusivement le Qatar ».

Pour rappel, les enquêteurs belges, aidés aussi en cela par d’autres services européens, ont mis la main sur plus de 1,5 million d’euros en liquide, de l’argent censé provenir essentiellement du Qatar, selon les fuites du dossier d’instruction. Ce que l’émirat dément.

 

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