Le rapport, fondé sur l’analyse détaillée de plus de 1,1 million de profils scientifiques à travers le globe, met en lumière la performance exceptionnelle d’Abdessalam Hamada, professeur de physique à l’Université Hassan II de Casablanca, qui se classe 40e mondialement et 1er au niveau national, avec un h-index de 281 et plus de 392.014 citations. Il progresse d’un rang par rapport à l’édition de janvier 2025.
Le professeur marocain figure parmi les rares chercheurs internationaux à avoir franchi le seuil symbolique de 250 dans l’indice de Hirsch, une performance réservée aux scientifiques dont les contributions ont profondément transformé leur discipline. Cette reconnaissance s’explique notamment par sa participation à des projets internationaux majeurs, tels que les expériences menées au Grand collisionneur de hadrons (LHC) du CERN.
En seconde position nationale et 131e à l’échelle mondiale figure Driss Benchakroun, de l’Université Hassan II – Aïn Chock (Casablanca), qui affiche un h-index de 252 et 304 468 citations. Le rapport souligne sa contribution déterminante à l’avancement de la physique nucléaire et des hautes énergies, ainsi que son rôle dans la formation de jeunes chercheurs marocains dans des domaines de pointe comme l’informatique quantique et les technologies subatomiques.
Le classement met aussi en avant Farida El Fassi, de l’Université Mohammed V de Rabat positionnée au 169e rang mondial, devenant la première femme marocaine à atteindre un tel niveau dans cette spécialité scientifique. Avec un h-index de 247 et 342.787 citations, elle s’est imposée grâce à ses travaux en calcul haute performance (HPC) et en analyse de données massives issues des expériences en physique des hautes énergies. Elle collabore avec de grandes institutions scientifiques internationales sur des projets de grande envergure.
Rajaa Cherkaoui El Moursli, de la même université, occupe la 4e position nationale et la 182e mondiale, avec un h-index de 245 et 308.707 citations. Le rapport lui consacre un chapitre entier pour mettre en lumière ses contributions majeures à la physique médicale, notamment dans l’application des technologies nucléaires au diagnostic médical et à la lutte contre le cancer. Elle est classée parmi les scientifiques femmes les plus influentes d’Afrique du Nord.
Belkheir Hammouti, enseignant-chercheur en chimie environnementale à l’Université Euromed de Fès, figure, lui, à la 5e position nationale, et est classé 7.370e mondial, avec un h-index de 108 et 38 855 citations. Il est reconnu pour ses recherches pionnières en électrochimie appliquée et en traitement de la pollution industrielle, avec un fort impact dans les domaines du changement climatique et de la dépollution des eaux.
Abdelkader Zerrouki, de l’Université Mohammed V, arrive en 6e position nationale, avec un h-index de 90 et 24 003 citations. Il s’est illustré par ses travaux en corrosion des matériaux et électrochimie théorique, en développant des modèles de simulation basés sur la dynamique moléculaire et la chimie quantique pour modéliser les interactions complexes dans les matériaux industriels.
Youssef Belmabkhout de l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) de Ben Guerir se distingue également, avec sa 7e position nationale, fort d’un h-index de 77 et 24 052 citations. Ses travaux portent sur les technologies de captage du carbone et les matériaux poreux adsorbants, des axes stratégiques à l’heure de la transition énergétique et de l’urgence climatique.
Rachid Salhi de l’Université Ibn Zohr d’Agadir, occupe la 8e place nationale, avec un h-index de 76, 312 publications, et plus de 17 162 citations. Il a apporté des contributions notables en chimie analytique, notamment dans l’étude de la résistance à la corrosion et les applications de la chimie verte.
Quant à Mustapha Bennazoua de l’UM6P, il arrive en 9e position nationale, spécialisé en sciences de la Terre et métallogénie, avec un h-index de 72 et 18 171 citations. Le rapport souligne son expertise en géométallurgie et recyclage des déchets industriels, un champ essentiel dans les politiques de développement durable du Royaume.
Enfin, Mohammed Hafidi, de l’Université Cadi Ayyad de Marrakech, ferme le top 10 national avec un h-index de 66 et 14 060 citations. Spécialiste de l’agriculture durable, ses travaux portent sur la valorisation des déchets organiques en engrais écologiques, contribuant à une agriculture plus résiliente et respectueuse de l’environnement.
Le rapport souligne la prééminence des universités marocaines de référence, notamment l’Université Mohammed V, l’Université Hassan II et l’UM6P, qui concentrent l’essentiel des chercheurs figurant dans ce classement prestigieux. La ville de Rabat regroupe à elle seule près de 30 % de ces scientifiques, suivie de Casablanca, Fès, Ben Guerir, Agadir et Marrakech.
Sur le plan disciplinaire, les spécialités ayant connu les plus fortes dynamiques sont la chimie organique, l’ingénierie énergétique, la physique médicale et la science des données. Le rapport indique que le total cumulé des citations des chercheurs marocains classés dépasse les 2,5 millions, témoignant d’un essor significatif de la recherche scientifique au Maroc.
Ce classement jouit d’une crédibilité reconnue dans le monde académique, reposant exclusivement sur des données scientométriques objectives (indice h, nombre de publications et de citations), sans intervention humaine dans le classement, garantissant ainsi transparence, rigueur et impartialité. Les chercheurs dont les profils ou domaines n’ont pas encore été validés sont automatiquement exclus, ce qui représente plus de 1.121.820 scientifiques dans le monde.
