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Offre marocaine d’autonomie : Londres n’a pas reçu la nouvelle copie

by Perspectives Med
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Offre marocaine d’autonomie : Londres n’a pas reçu la nouvelle copie

Le gouvernement britannique a néanmoins affirmé poursuivre le « dialogue avec toutes les parties concernées afin de soutenir le processus mené par les Nations unies pour parvenir à une solution juste, durable et mutuellement acceptable, fondée sur le compromis et conforme aux objectifs et principes de la Charte des Nations Unies, notamment le respect du droit à l’autodétermination ». La diplomatie britannique a également indiqué que « le ministère du Commonwealth et du Développement continue de dialoguer activement avec le gouvernement marocain pour obtenir des précisions sur sa proposition d’autonomie de 2007 ».

Pour rappel, à la veille des discussions des 8 et 9 février tenues à l’ambassade des États-Unis à Madrid, le Maroc avait présenté une version détaillée, d’une quarantaine de pages, de son plan d’autonomie pour le Sahara. Ce document a également été au centre des pourparlers organisés les 23 et 24 février à Washington, réunissant des représentants du Maroc, de l’Algérie, du Polisario et de la Mauritanie, sous l’égide de l’administration de Donald Trump.

Produits du Sahara

Le gouvernement britannique a déclaré que l’étiquetage « marocain » pour les produits agricoles en provenance du Sahara occidental est « interdit ». Cette position a été exprimée le 3 mars par Angela Eagle, ministre d’État à l’Agriculture, à la Pêche et à l’Alimentation du Royaume-Uni, en répondant à une question écrite de Kim Johnson, députée travailliste.

« Les principes fondamentaux de notre réglementation en matière d’étiquetage des aliments stipulent que l’information fournie au consommateur ne doit pas être trompeuse et doit lui permettre de prendre des décisions éclairées. La position du Royaume-Uni est que lorsque des informations sur l’origine sont fournies pour des produits alimentaires fabriqués ou cultivés au Sahara occidental, ces informations doivent être exactes et l’étiquetage « marocain » est interdit. » Elle a également assuré à la députée que « les agents du ministère de l’Environnement, de l’Alimentation et des Affaires rurales examineront les questions soulevées afin que les organismes compétents puissent mener des investigations complémentaires ».

Cette déclaration d’A. Eagle est perçue comme une victoire pour le Polisario et ses soutiens au Royaume-Uni. Dans sa question écrite, K. Johnson avait demandé à la ministre de prendre des mesures pour mettre fin à l’étiquetage des produits agricoles du Sahara occidental vendus sur le marché britannique comme étant d’origine marocaine.

Pour rappel, l’accord d’association entre le Maroc et le Royaume-Uni, signé à Londres le 26 octobre 2019 et entré en vigueur le 1er janvier 2021, inclut le Sahara occidental dans son champ d’application. En mai 2023, la Cour d’appel de Londres a définitivement rejeté le recours d’une ONG proche du Polisario, la Western Sahara Campaign UK (WSCUK), qui contestait une décision antérieure de la Cour administrative refusant d’annuler cet accord.

Dans le prolongement de ce verdict, le gouvernement travailliste avait précisé, en août 2024 lors d’une intervention parlementaire, qu’il ne considère pas « les activités commerciales au Sahara occidental comme illégales, à condition qu’elles respectent les intérêts du peuple sahraoui ».

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