« Ils veulent nous forcer à nous soumettre à des gens vils et ignobles ; je ne peux même pas imaginer une telle chose », a-t-il déclaré. « Mettre l’Iran et notre peuple à genoux n’est qu’un rêve, une pure illusion », a-t-il ajouté.
Les sanctions occidentales contre Téhéran interviennent dans un contexte de tensions géopolitiques accrues, mais aussi de fortes critiques concernant le génocide du régime israélien à Gaza.
Dans ces mêmes circonstances, le président iranien promeut des solutions économiques et technologiques locales, présentant les sanctions comme une menace extérieure pouvant être surmontée par la solidarité interne. En effet, le Conseil de sécurité de l’ONU a rétabli dimanche les sanctions contre l’Iran, levées il y a 10 ans en vertu de l’accord nucléaire de 2015. Ces sanctions permettront de geler à nouveau les avoirs iraniens à l’étranger, de suspendre les contrats d’armement avec la République islamique et de cibler son programme de missiles défensifs. Une décision intervenue deux jours après que les États-Unis et leurs alliés ont opposé leur veto à un projet de résolution soumis par la Chine et la Russie visant à retarder le mécanisme dit de « snapback ».
M. Pezeshkian a déclaré que ceux qui prônent les droits de l’homme et la démocratie en Europe et aux États-Unis ont fait preuve d’hypocrisie à Gaza, où des innocents sont tués. Parallèlement, les grandes puissances protègent leurs alliés à l’ONU par des vétos. Il a accusé l’Occident de chercher à faire plier l’échine à l’Iran et a déclaré que se soumettre serait une humiliation que le gouvernement rejette.
Aussi, il a appelé le peuple iranien à faire confiance à ses propres experts et innovateurs pour résoudre les problèmes intérieurs plutôt que de s’appuyer sur des acteurs extérieurs. Le président a appelé la nation à ne pas céder à la pression en restant debout pour travailler et innover et résoudre les problèmes.
Ceci sera possible, car « le gouvernement s’engage à déployer toutes les ressources disponibles pour servir la population et faire face aux difficultés », a assuré le président iranien. Il a rappelé en outre que les adversaires ne s’attendaient pas à ce que les Iraniens restent unis pendant les douze jours de la guerre israélo-américaine de juin : « Ils pensaient que l’Iran était affaibli, mais la résistance du peuple a bouleversé tous leurs calculs. »
Il a fustigé le faux-semblant des politiques américains et européens qui se présentent comme les porte-étendards des droits de l’homme et de la démocratie : « Regardez ce qu’ils font à Gaza », a-t-il fait valoir. « Un régime qui a semé le chaos dans la région n’a jamais été sanctionné par le Conseil de sécurité, car les États-Unis annulent les décisions par leur veto », a-t-il encore ajouté. Plus, a-t-il encore rappelé, « la notion de droits de l’homme, les Nations Unies et l’UNESCO ne sont que des mensonges parce que des innocents sont tués sous leurs yeux et Israël attaque délibérément n’importe quel pays ».
Le gouvernement mettra l’accent sur la substitution des importations, soutiendra les industries fondées sur la connaissance et mobilisera les entrepreneurs pour atténuer l’impact économique. Au niveau international, Téhéran cherchera des partenariats alternatifs et surtout une plus grande autosuffisance.
