Un média espagnol rapporte que l’armée espagnole a dirigé ses efforts vers les îlots Chafarinas, où un navire a accosté mardi. Ce déploiement survient alors que « ces dernières semaines ont connu une intensification des revendications du pays voisin sur la supposée « identité marocaine » de ces territoires », précise la même source.
Ces manœuvres de la marine espagnole visent à apaiser les inquiétudes des milieux de droite et d’extrême droite, qui ont mis en garde contre les conséquences de la création du Comité de coordination pour la défense des causes du Royaume sur la sécurité de Sebta, Melilla et des autres îlots.
Les députés et sénateurs de Vox qui ont alerté Pedro Sanchez, Premier ministre, sur le « projet marocain d’envahir l’îlot de Perejil », ont demandé au gouvernement de coalition de gauche qu’il assure la « protection des zones de souveraineté, telles que Perejil, Alhucemas, Vélez de la Gomera et Chafarinas, ainsi que Ceuta et Melilla ».
A signaler aussi que la Garde civile a interpellé, mercredi, deux pêcheurs marocains à Sebta après les avoir surpris en train de tenter de faire passer clandestinement six migrants marocains à bord d’un bateau de pêche.
Selon El Faro de Ceuta, l’unité du service maritime de la Garde civile a repéré des mouvements suspects d’une embarcation naviguant sans feux, se dirigeant perpendiculairement vers la côte. Cette zone est connue pour être un point de dépose des migrants en mer, leur permettant de nager jusqu’au rivage. Lors de l’interception, il s’est avéré que le bateau battait pavillon marocain. Initialement, trois personnes étaient visibles sur le pont, mais une inspection plus poussée a permis de découvrir des migrants cachés à l’intérieur.
L’opération a abouti à l’arrestation de l’un des six migrants, recherché par les autorités, tandis que les autres ont été remis à la police nationale espagnole. Le bateau a été saisi, ainsi que 1 100 euros et un appareil GPS.
Après l’accomplissement des procédures légales, les pêcheurs détenus devraient être présentés devant le tribunal pour répondre aux accusations de trafic de migrants et de violation des lois sur les étrangers.
