« Je suis très heureuse d’accueillir le conseiller principal Boulos en Algérie pour des discussions stratégiques visant à faire progresser les priorités communes de nos deux pays » a signalé sur X Elizabeth Moore Aubin, ambassadrice des États-Unis en Algérie.
Massad Boulos avait déjà révélé dans des déclarations précédentes la position ferme de Washington sur la question du Sahara. « La position de Washington est très claire, et il n’y a aucun doute ni ambiguïté », a-t-il fait savoir.
En Tunisie, sa première escale maghrébine, l’émissaire US a rencontré le président Kais Saied, avant de se rendre en Libye, seconde halte, pour tenter de relancer le processus de paix dans le pays. Après l’Algérie, le conseiller de Donald Trump devrait mettre le cap sur le Maroc. Les principaux dossiers clivants sur lesquels la Maison Blanche tente de peser sont le Sahara et la question libyenne.
L’Algérie et les États-Unis d’Amérique (USA) ont exprimé, samedi, leur « ferme volonté de renforcer leurs relations dans les domaines du commerce, de la sécurité et dans d’autres secteurs ». C’est ce qu’a expliqué le haut conseiller du président américain qui a effectué une visite d’une journée à Alger où il a été reçu en audience par Abdelmadjid Tebboune, président algérien. Tout en se disant « heureux d’être en Algérie au nom du président Trump et du secrétaire d’État, Marco Rubio », l’émissaire a expliqué que son déplacement vise « à renforcer le partenariat entre les États-Unis et l’Algérie ». Il a qualifié, dans la foulée, que la relation avec l’Algérie est « d’une importance capitale pour les États-Unis ». « Le président Tebboune et moi-même avons réaffirmé les liens étroits entre les États-Unis et l’Algérie et exprimé notre ferme volonté de renforcer leurs relations dans les domaines du commerce, de la sécurité et dans d’autres secteurs », a-t-il fait savoir.
M. Boulos a indiqué, aussi, avoir présenté au chef de l’État algérien la vision de son homologue américain concernant la coopération entre les deux pays. « J’ai également partagé avec le président Tebboune la vision du président Trump qui consiste à coopérer pour faire avancer nos intérêts communs, instaurer la paix, vaincre le terrorisme, sécuriser nos frontières et promouvoir un commerce équitable qui profite à la fois aux Américains et aux Algériens, le tout dans un cadre de respect mutuel et de dialogue », a-t-il encore expliqué.
Le représentant de D. Trump a affirmé, en outre, avoir écouté « attentivement le point de vue du président Tebboune sur les défis cruciaux auxquels l’Afrique et la région dans son ensemble sont confrontées, ainsi que sur les nombreuses opportunités qui s’offrent à nous ». Plus, devait-il souligner, « nous sommes impatients de poursuivre nos efforts conjoints pour relever les défis du Sahel et travailler ensemble à la promotion de la paix et de la stabilité ». Saluant « le dialogue permanent entre les deux pays », M. Boulos fait savoir que l’Algérie et les USA « travaillent ensemble pour traiter certaines des questions les plus difficiles au monde, y compris pendant le mandat de l’Algérie au Conseil de sécurité des Nations unies ». « Nous avons un intérêt commun à ce que le monde soit plus pacifique », a-t-il insisté.
À son arrivée à Alger, M. Boulos s’est entretenu aussi avec Ahmed Attaf, ministre algérien des Affaires étrangères. Les deux hommes, a-t-on lu dans un communiqué du ministère algérien, ont passé en revue « différents aspects des relations algéro-américaines et examiné les moyens de les hisser aux plus hauts niveaux ». Le même source a ajouté que « sans ce cadre, les deux parties ont salué le dialogue stratégique existant entre l’Algérie et les États-Unis, et se ont félicité pour la dynamique positive que connaît le partenariat bilatéral dans nombre de domaines vitaux à caractère prioritaire pour les deux pays, comme la défense, l’énergie, l’agriculture, l’enseignement supérieur et la recherche scientifique ».
Les deux parties ont également mis en avant, selon le communiqué, « le niveau de coordination entre les deux pays au Conseil de sécurité des Nations Unies ». « Les deux délégations ont procédé à un échange de vues et d’analyses sur les principales questions d’actualité sur le continent africain, notamment les développements de la situation en Libye, au Sahara occidental, au Sahel, dans la région des Grands Lacs et dans l’Afrique profonde de manière générale », ajoute la diplomatie algérienne.
