samedi, juin 6, 2026
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L’étau se resserre sur les responsables sionistes : Dublin serre la vis

by Perspectives Med
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L’étau se resserre sur les responsables sionistes : Dublin serre la vis

Soulignant que les actes et les propos des deux ministres « traduisent une volonté de voir l’élimination des Palestiniens de la Palestine », Martin a appelé à l’adoption de mesures supplémentaires de l’Union européenne à leur encontre. « À mon avis, leur comportement justifie également des sanctions au niveau de l’UE, et c’est une question que nous allons soulever ; savoir si nous pouvons obtenir un soutien suffisant au sein de l’Union européenne est une autre affaire », a-t-il déclaré.

Un porte-parole d’O’Callaghan a indiqué que les interdictions d’entrée visant les deux ministres israéliens avaient été mises en place à la suite d’un accord conclu par le gouvernement plus tôt cette semaine.

De son côté, Yoav Limor, analyste militaire pour le journal Israel Hayom, a critiqué les performances de Benjamin Netanyahu, estimant que les récents développements ont révélé l’ampleur de l’impasse dans laquelle se trouve Israël aux niveaux politique et international. Il a assuré que le président américain Donald Trump a pratiquement mis à nu la réalité dans laquelle Benjamin Netanyahu a plongé Israël, décrivant ce dernier comme un État souffrant d’un isolement croissant et dépendant presque entièrement du soutien d’une seule personne aux positions changeantes — en référence à Trump —, qui ne restera en poste que pour un mandat limité.

Il a ajouté que la politique de B. Netanyahu a contribué à saper le soutien populaire américain à Israël, et a élargi le fossé avec de larges franges de Juifs américains, en particulier les courants réformiste et conservateur, qui constituent la majorité de la communauté juive aux États-Unis.

Dans le même contexte, Y. Limor a ironisé sur les récentes déclarations de B. Netanyahu, dans lesquelles il a évoqué le fait d’avoir « brisé la barrière de la peur » après l’annonce de l’arrivée des forces de la brigade Golani sur les hauteurs de la citadelle Al-Chqif, (Beaufort). Il s’est interrogé sur le sens de cette « peur », soulignant que les soldats ayant participé aux opérations militaires sur les fronts de Gaza, du Liban, de la Syrie et de la Cisjordanie, ainsi que les pilotes ayant mené des attaques en Iran et au Yémen, ne peuvent être qualifiés de peureux.

« Ce qui s’est brisé à la citadelle de Beaufort (Chaqif), ce n’est pas la barrière de la peur, mais plutôt celle de la folie. Certes, le contrôle de la colline confère à l’armée israélienne certains avantages tactiques, mais il n’est pas nécessaire d’être un fils d’historien pour savoir comment les choses finiront par tourner. Il suffit de se souvenir du bourbier libanais, des convois militaires et des engins explosifs pour comprendre que tout cela attend au tournant. Et contrairement à ces années-là, où le calme était généralement préservé à l’intérieur des colonies du Nord, la région située aujourd’hui au sud de la frontière ne bénéficie même pas de cette grâce », a renchérit l’analyste.

L’auteur a estimé que ces déclarations s’inscrivent dans le cadre de tentatives politiques et médiatiques visant à fabriquer une image de victoire, au moment même où les interrogations se multiplient au sein des cercles israéliens quant à l’utilité des politiques militaires suivies et leurs répercussions sur le statut régional et international d’Israël.

De son côté, Ehud Olmert, ancien Premier ministre israélien, a averti jeudi que B.Netanyahu et ses alliés pourraient tenter de manipuler les prochaines élections législatives, les accusant d’avoir eu recours à l’intimidation et à la coercition lors du vote de la Knesset ayant élu un nouveau contrôleur de l’État. Cet avertissement intervient au lendemain de l’élection par la Knesset de Michael Rabello, avocat de la famille Netanyahu, au poste de nouveau contrôleur de l’État d’Israël. M. Rabello, soutenu par la coalition gouvernementale, a battu de justesse le candidat soutenu par l’opposition, Yosef Elron, dans un contexte de mises en garde concernant d’éventuels conflits d’intérêts.

L’opposition a affirmé que le scrutin avait été entaché d’irrégularités, notamment par des avertissements adressés aux députés pour les dissuader de soutenir le candidat de l’opposition. « Ce qui s’est passé hier est un aperçu de ce qui se passera lors des prochaines élections de la Knesset », a déclaré E. Olmert à la radio israélienne 103FM.

Le mandat de l’actuelle Knesset expire en octobre, bien qu’un projet de loi visant à dissoudre le Parlement et à avancer la date des élections ait été proposé. « Ils essaient de truquer les élections et de les voler », a déclaré E. Olmert. « Ils tenteront de faire dans les bureaux de vote ce qu’ils ont fait hier au bureau de vote de la Knesset, sous les caméras de télévision et aux yeux du monde entier. »

« Ils ont utilisé des mécanismes de chantage et de menaces en violation de la loi. Cette bande criminelle est dirigée par le Premier ministre et ses collaborateurs », a-t-il ajouté. « Je lance un avertissement », a-t-il poursuivi. « Le Premier ministre et la bande de voyous qui gouverne le pays avec lui tenteront de voler les élections. »

« Ils pensent pouvoir empêcher les électeurs de se rendre aux urnes et influencer les résultats », a-t-il affirmé. « Ce qui s’est passé hier a impliqué du chantage par la menace, le vol de votes et l’utilisation de méthodes relevant du crime organisé pour faire élire le candidat souhaité par le Premier ministre. »

Évoquant ensuite le Liban, E. Olmert a déclaré qu’il existait un cadre susceptible de conduire à terme les négociations de paix entre Israël et le Liban. « Il existe quelques différends territoriaux mineurs qui peuvent sans aucun doute être résolus », a-t-il déclaré.

Tôt jeudi, un communiqué conjoint libano-américano-israélien a annoncé que Beyrouth et Tel-Aviv étaient convenus, lors de discussions à Washington, de mettre en œuvre un cessez-le-feu fondé sur l’arrêt complet des tirs du Hezbollah et le retrait de tous ses membres de la zone située au sud du Litani River. Le président libanais Joseph Aoun a indiqué que les États-Unis détermineraient le calendrier et les modalités de mise en œuvre du cessez-le-feu, lequel pourrait commencer dans les 24 heures suivant son approbation.

« Notre problème est que nous (les Israéliens) avons un gouvernement qui veut la guerre au Liban, un gouvernement qui veut y rester », a déclaré E. Olmert. « C’est un gouvernement sous la pression d’un groupe de fanatiques qui croient que le sud du Liban, l’est de la Syrie, Gaza et peut-être le Yémen à l’avenir sont des terres que Dieu leur a données. »

Il a estimé qu’une partie de tout accord avec le Liban devrait inclure une coopération coordonnée entre Israël et le gouvernement libanais pour désarmer le Hezbollah.

Le gouvernement libanais poursuit déjà un plan visant à placer toutes les armes sous le contrôle de l’État, y compris celles du Hezbollah, mais le mouvement affirme être une force de résistance face à l’occupation israélienne et rejette tout désarmement. Le secrétaire général du Hezbollah, Naim Qassem, a qualifié de « absurde, humiliante et honteuse » toute négociation directe avec Israël, estimant que tout accord de ce type serait « totalement inacceptable » pour une large partie de la société libanaise.

Olmert a également déclaré que si le président américain parvenait à un accord avec l’Iran pour mettre fin au conflit entre Washington et Téhéran, cela pourrait créer un cadre propice à une coopération sur la question de l’armement du Hezbollah. « Nos opérations terrestres dans le sud du Liban se poursuivent sans valeur pratique », a-t-il déclaré. « Israël n’aurait pas dû y entrer. Notre présence au sol n’a apporté aucun avantage stratégique. »

Israël occupe des zones du sud du Liban, certaines depuis des décennies et d’autres saisies lors du conflit de 2023-2024. Lors de l’offensive actuelle, les forces israéliennes ont progressé de plus de 10 kilomètres à l’intérieur du territoire libanais, marquant leur incursion la plus profonde depuis l’an 2000.

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