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Les enseignements de l’épisode Bouguemez : Lorsque l’édile de Tabant est sujet à des menaces à peine voilées, le PJD étrille le patron de l’Exécutif !

by Perspectives Med
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Les enseignements de l’épisode Bouguemez : Lorsque l’édile de Tabant est sujet à des menaces à peine voilées, le PJD étrille le patron de l’Exécutif !

Mardi dernier, à la séance mensuelle plénière consacrée à la politique générale à la chambre des Conseillers, Aziz Akhannouch a interpellé le président de la commune rurale de Tabant, lui demandant d’assumer ses responsabilités. Il a déclaré que « le médiateur politique de cette région doit défendre les projets. S’il ne le fait pas, il en portera la responsabilité », qualifiant les événements à Aït Bouguemez de simple manœuvre politique orchestrée par le chef de la commune.

L’Association des Élus du PJD a jugé ces propos, « offensants » et a dénoncé dans un communiqué, « une attaque inédite et une menace directe » contre l’élu. Comme elle a fermement condamné « l’approche menaçante et ciblée du chef de gouvernement envers un leader politique démocratiquement élu, qui s’acquitte de ses fonctions en défendant les intérêts des habitants ». Elle considère cela comme « une grave atteinte au principe d’indépendance des collectivités territoriales et un manquement à l’éthique du travail gouvernemental ».

L’association a également affirmé que « les menaces ne sont pas dignes de la responsabilité gouvernementale », appelant plutôt à se concentrer sur la résolution des déséquilibres structurels auxquels sont confrontées les communes rurales et les zones montagneuses.

Auparavant, dans une capsule vidéo, Driss El Azami El Idrissi, vice-secrétaire général de la formation islamiste avait étrillé Aziz Akhannouch qui, assurant qu’il avait passé deux nuits dans la région, n’a rien fait pour sortir les habitants de l’isolement et de la marginalisation qui les affectent au quotidien. L’ancien ministre « islamiste » a reproché au chef du gouvernement son aveuglement politique, lui qui a géré l’un des plus puissants volants financiers consacrés au développement agricole.

A souligner aussi que la jeunesse Pjdiste est montée au créneau contre une politique sociale jugée régressive. Elle a dénoncé la remise en cause de programmes emblématiques, l’exclusion de milliers de bénéficiaires des dispositifs de soutien et la suppression de la couverture médicale étudiante, appelant les parlementaires à préserver les acquis sociaux et à défendre une vision plus équitable pour l’avenir.

Le Bureau national de cette structure partisane a tiré la sonnette d’alarme sur ce qu’il considère comme une détérioration inquiétante des politiques sociales menées par le gouvernement. Le communiqué produit le 16 juillet dernier par cette organisation explique qu’il ne s’agit plus seulement de divergences d’opinion mais bien d’une fracture profonde entre les engagements de l’État et les attentes des citoyens les plus vulnérables. Et d’égrener les points noirs recensés. De nombreuses veuves se voient privées du soutien direct qui leur était acquis, tandis que des millions de Marocains se retrouvent exclus de la couverture médicale suite à la suppression du programme Ramed. Plus, l’abandon de programmes sociaux emblématiques tels que « Million Cartables », qui soutenait la scolarisation des enfants, et « Tayssir », qui aidait financièrement les familles les plus modestes à maintenir leurs enfants à l’école, représentent autant de reculs successifs décrits comme les prémices d’une orientation gouvernementale qui, sous couvert de rationalisation budgétaire, tourne le dos aux acquis sociaux patiemment construits au fil des années.

Le communiqué dénonce le projet de loi 23.54, visant à modifier la loi 00.65 relative à l’assurance maladie obligatoire de base, et portant abrogation de la loi 12.116 qui garantissait, jusqu’alors, la couverture médicale d’environ 650 000 étudiants. L’affaire dépasse la simple mise à jour administrative, comme on voudrait faire croire, puisqu’il s’agit d’une véritable remise en cause de la protection sociale des jeunes, considérée comme un pilier fondamental du contrat social.

Le communiqué souligne que « cette décision s’inscrit en totale contradiction avec l’article 31 de la Constitution marocaine, qui consacre le droit à la santé et à la protection sociale pour tous les citoyens » et va à l’encontre du vaste chantier royal de généralisation de la protection sociale, un projet structurant qui vise à assurer l’accès universel aux soins de santé et à renforcer les filets de sécurité pour les catégories les plus fragiles.

La JJD dénonce par ailleurs « l’argument fallacieux » avancé par le gouvernement, selon lequel les étudiants seraient couverts par l’assurance de leurs parents. Pour la jeunesse du PJD, cette justification relève d’une « ruse politique » qui ne tient aucun compte de la réalité socio-économique du pays, marquée par des taux élevés de précarité, de chômage et d’exclusion.

Voilà pourquoi, ajoute le communiqué, les parlementaires sont appelés à assumer leur responsabilité historique et à s’opposer fermement à cette réforme jugée inique. « Il ne s’agit pas seulement d’un débat technique sur un article de loi, mais d’un choix de société », insiste le texte, appelant à préserver les acquis sociaux et à faire primer les principes de solidarité et de justice sur les logiques purement comptables.

La structure partisane réaffirme, enfin,  son engagement en faveur d’une gouvernance plus inclusive, fidèle aux valeurs de la Constitution et respectueuse des droits fondamentaux. Comme elle se positionne comme une voix discordante mais résolue, prête à défendre les intérêts d’une jeunesse marocaine qui aspire à un avenir où la protection sociale ne serait pas un privilège, mais un droit garanti pour tous.

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