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L’effet positif des drones du Hezbollah : M. Aoun confiant quant à l’issue des négociations

La tension avec Israël sur les champs gaziers serait en voie de règlement. A Beyrouth, Michel Aoun, président libanais, a affirmé que « la question de la démarcation des frontières s’achèvera bientôt » et « les résultats seront positifs et dans l’intérêt des deux parties ».

Le président libanais a déclaré, dans une interview avec la télévision libanaise OTV, que « si les choses n’étaient pas positives, Beyrouth aurait mis fin aux négociations ». M. Aoun a expliqué que « la démarcation des frontières s’achèvera bientôt, et la solution sera dans l’intérêt de tous ». A ses yeux, « il faudra peu de temps pour parvenir à une solution, et je pense que nous sommes parvenus à un accord avec les Américains qui mènent une médiation avec Israël », faisant état d’une « atmosphère positive » dans les négociations.

Nasser Qandil, rédacteur en chef du journal libanais Al-Binaa, a commenté les propos du président Aoun et la question de la démarcation des frontières en assurant, sur le plateau de la télévision libanaise AlMayadeen que « le président libanais n’aurait pas évoqué une démarcation imminente de la frontière, s’il n’avait pas reçu de message écrit à ce propos ». Et de souligner que « si on parvient à un accord sur la démarcation des frontières maritimes, c’est grâce aux drones de la résistance ».

N. Qandil a révélé que « le Liban a reçu un message de menaces de la part des Européens avant que le Hezbollah ne lance les drones » précisant que « les drones de la résistance ont été tirés en riposte à cette menace ». Il a ajouté que l’envoyé américain avait été informé « que le Liban doit obtenir son droit total d’extraire le gaz, à l’instar de l’autre partie (israélienne) ».

Le site américain « Axios » a relevé de son côté que « l’administration du président US, Joe Biden, a exercé des pressions sur le gouvernement libanais pour qu’il critique le survol des drones du Hezbollah au-dessus de la plate-forme gazière (Karish) en Méditerranée ». Le site a indiqué que « l’envoyé américain Amos Hochstein et l’ambassadrice américaine au Liban Dorothy Shea se sont entretenus avec de hauts responsables politiques et militaires libanais, pendant le week-end. Ils ont fait part de leurs inquiétudes concernant le lancement des drones et demandé au gouvernement libanais de s’y opposer ».

Rappelons que le Hezbollah a annoncé samedi 2 juillet, « le lancement de 3 drones non armés pour mener une mission de reconnaissance au-dessus de la zone contestée » du champ gazier de Karish, soulignant que « les drones ont accompli la mission requise et délivré le message. »

Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah, avait affirmé le 9 juin dernier, que « l’installation d’une plate-forme par la société anglo-grecque dans la zone contestée de Karish pour extraire le gaz, constituait une agression contre le Liban ».

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