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Le parlement du Cap parti en fumée : L’œuvre d’un pyromane ?

L’incendie qui s’est déclaré dimanche dans le complexe qui abrite les deux chambres du Parlement sud-africain, au Cap, a ravagé une partie des bâtiments classés comme site historique par le pays.

Le feu s’est déclaré vers 5 heures du matin, heure locale, dans cette zone située à quelques mètres de la cathédrale St George où se sont déroulées la veille les funérailles de l’archevêque Desmond Tutu. L’enceinte de l’Assemblée nationale où siègent les députés a été entièrement détruite.
De la fumée s’échappe encore des tuiles et des fenêtres au-dessus du fronton de cette Assemblée nationale. Les pompiers continuent de s’affairer et grimpent, avec leurs lances à eau, les marches sur lesquelles sont gravées les valeurs de la Constitution.
Ils sont sur le pont depuis très tôt, dimanche, pour sauver les bâtiments touchés en premier, les bâtiments les plus anciens qui datent de 1885 et désormais, ils tentent de contrôler le feu qui s’est propagé au siège de la Chambre basse. En milieu d’après-midi, Moloto Mothapo, porte-parole du Parlement, déclarait que « la chambre où les membres siègent » avait « entièrement brûlé », ajoutant que « l’incendie n’est pas encore éteint ».
Les flammes n’ont pas fait de victimes, selon les autorités. Le président Cyril Ramaphosa, présent sur place, regrette cet événement désastreux, au lendemain de la cérémonie d’adieu à Desmond Tutu et ajoute que l’archevêque aurait été accablé par la nouvelle, alors que les dieux sont garants de la démocratie sud-africaine. Venu évaluer les dégâts, le Président regrette l’événement qu’il qualifie de « dévastateur », et indique qu’un homme a été arrêté et entendu par la police, en lien avec cet incendie.
Ces derniers mois, la ville du Cap a été plusieurs fois aux prises avec des incendies. En avril, un feu parti de la Montagne de la Table, s’était propagé jusqu’à la principale université de la ville, détruisant sa précieuse bibliothèque. Et un mois plus tôt, un incendie s’était déjà déclaré au sein de ce même Parlement.
L’opposition réclame désormais des réponses de la part du gouvernement sur l’origine du sinistre, alors que des dispositifs anti-incendie n’ont pas fonctionné. Le parti de gauche radicale des Combattants pour la liberté économique (EFF), troisième parti du pays, profite du sinistre pour réclamer le déménagement du Parlement dans la ville de Pretoria, là où se trouve la présidence.

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