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La Sûreté générale saoudienne étêtée : Soupçons de corruption…

Le roi saoudien Salman ben Abdelaziz a rendu un arrêté mettant fin aux services du directeur de la Sûreté générale Khaled ben Qarar Al-Harbi afin de le soumettre à une enquête, sur fond de « nombreux abus et infractions visant à voler l’argent public à usage personnel », selon les médias officiels.

L’agence de presse saoudienne SPA rapporte que « Khaled ben Qarrar Al -Harbi a été accusé d’avoir commis un certain nombre de délits, dont la contrefaçon, la corruption et l’abus d’influence, avec la participation de 18 employés des secteurs public et privé ».
Le Roi a ordonné à l’Autorité de contrôle et de lutte contre la corruption du pays de « compléter les procédures d’enquête auprès de toutes les personnes impliquées dans ces accusations et de prendre les mesures juridiques nécessaires à leur encontre dans le cadre de la loi et des règlements en vigueur, tout en notifiant ces ordonnances aux autorités compétentes en Arabie saoudite pour approbation et mise en œuvre. »
Un jeune opposant décapité
Par ailleurs, Riyad a annoncé lundi avoir exécuté un jeune saoudien originaire de la région d’al-Qatif à l’est du royaume.Adnan al-Charfa avait été arrêté en 2014 pendant une manifestation de soutien aux droits du peuple bahreïni qui réclamait des réformes politiques dans la foulée du mouvement de contestation qui avait éclaté pendant le Printemps arabe.
Il a été exécuté par décapitation à titre de punition sans que sa famille ne soit informée et sans qu’elle n’ait pu le voir une dernière fois.
Selon SPA, le jeune a été condamné pour trafic d’armes et participation à une cellule terroriste pour déstabiliser le royaume, pour avoir ouvert le feu contre des éléments et les sièges des forces de sécurité.
Selon le Comité de défense des droits de l’homme en péninsule arabe, les aveux de la victime lui ont été extorqués sous la torture. L’organisation a accusé le royaume saoudien de « liquider des innocents usant de charges fallacieuses via des procès de façade ».
Amnesty international a condamné l’exécution de la peine de mort appréhendant que d’autres détenus d’opinion ne subissent le même sort. « Le royaume a déjà exécuté plus de 40 personnes durant la première moitié de l’année », a révélé la directrice du département du Moyen-Orient dans l’organisation.
L’organisation européo-saoudienne a pour sa part, déclaré que la mort du jeune al-Charfa fait craindre pour la vie de 40 autres détenus dans les prisons saoudiennes.L’exécution du jeune al-Charfa a aussi été condamnée par des organisations de l’opposition bahreïnie dont l’organisation Américains pour la démocratie et les droits de l’homme à Bahreïn selon laquelle elle constitue « une violation des accords et des lois internationales et une entorse au droit à la liberté d’expression et à des procès justes ».
La Coalition des Jeunes de la révolution du 14 février a condamné dans un communiqué le régime saoudien qui poursuit selon elle « sa politique sanguinaire daechiste wahhabite », et qui « dévoile la complicité des États-Unis et le mensonge de Biden qui véhicule être le protecteur des liberté dans le monde ».

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