Excédés par l’anarchie du secteur, les professionnels qui attendaient une réaction du ministère de l’Intérieur sur les points saillants de leur cahier revendicatif, sont déçus par la politique du laisser-aller, laisser-faire. D’où la décision de l’organisation dans les jours à venir d’un sit-in de protestation.
Parmi les problèmes soulevés figure, en tête de liste, le dossier de l’octroi de l’agrément aux chauffeurs professionnels selon des conditions tenant compte de l’ancienneté, du statut social et de l’absence de permis d’exploitation, ce qui est le cas dans de nombreuses villes et régions. Il y a aussi la lutte contre le transport clandestin à travers les applications. Ladite Coordination invite l’Exécutif à garantir une concurrence loyale. Comme elle appelle à plafonner les prix des carburants, et la suspension temporaire de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et la redevance de consommation intérieure, qui représentent environ 40% du prix, tout en activant le gasoil professionnel, en accélérant la publication des décrets d’application de la loi sur le Conseil de la concurrence afin d’assurer sa fonction de contrôle et de régulation des prix des carburants.
La Coordination appelle aussi à tirer au clair le dossier de la couverture sociale des professionnels du secteur. Et à simplifier les démarches administratives pour permettre aux professionnels des taxis de bénéficier d’aides au renouvellement de la flotte et donner l’opportunité aux titulaires de contrats longue durée, ou à ceux qui exploitent des permis de personnes décédées, ou à ceux qui ont des poursuites judiciaires, de renouveler leurs voitures vétustes. Le précédent de l’Oriental devrait être généralisé…
