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Investiture du Président Lula da Silva : Brasilia sous haute tension

La police brésilienne est sur les dents après avoir déjoué, dimanche, un attentat d’un partisan du président sortant Jair Bolsonaro, qui avait tenté d’utiliser des explosifs pour créer le « chaos » et empêcher le retour de Luiz Inacio Lula da Silva au pouvoir, une semaine avant son investiture. Plusieurs charges explosives ont été désactivées. Mais tout risque n’est pas écarté pour autant à la veille de l’investiture du Président de gauche.
Brasilia sous haute tension

George Washington de Souza a été arrêté samedi 24 décembre par la police brésilienne, après avoir placé un engin explosif dans un camion-citerne près de l’aéroport de Brasilia. L’auteur présumé de l’attaque a déclaré à la police que son action était « inspirée par les discours de Jair Bolsonaro », qui a refusé de reconnaître la victoire de Lula à la présidentielle d’octobre 2022. Il désirait déclencher le « chaos » et « l’intervention de l’armée » afin « d’empêcher l’établissement du communisme au Brésil », alors que la cérémonie d’investiture du président élu Lula doit avoir lieu le 1er janvier 2023. G. Washington de Souza a également précisé que le plan avait été conçu avec d’autres bolsonaristes avec l’idée de placer au moins deux engins explosifs à des endroits stratégiques, pour parvenir à la « déclaration de l’état de siège dans le pays ».

L’auteur de l’attentat déjoué avait conduit de l’Amazonie jusqu’à Brasilia, avec à bord un véritable arsenal de fusils et de munitions. Une fois dans la capitale brésilienne, il avait rejoint les partisans de l’ancien président d’extrême droite, qui assiègent une caserne de l’armée depuis plusieurs semaines et réclament un coup d’État. L’homme de 54 ans s’est alors procuré des explosifs et les a disposés dans un camion-citerne, plein de kérosène, garé devant l’aéroport. Le chauffeur du camion a ensuite donné l’alerte, et a évité la tragédie.

J. Bolsonaro ne s’est pas exprimé à la suite de cette tentative d’attentat, qualifiée en revanche de « terroriste» dans l’entourage de Lula, et par Rodrigo Pacheco, président centriste du Sénat.  Les graves événements survenus hier à Brasilia prouvent que les camps des dits« patriotes » sont devenus des incubateurs de terroristes », a quant à lui tweeté Flavio Dino, nommé ministre de la Justice au sein du prochain gouvernement de Lula.

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