Devant la Chambre des représentants, la ministre a souligné que son département a initié une approche de terrain afin de réhabiliter, rouvrir les établissements d’hébergement touristique fermés ou en difficulté. Actuellement la capacité d’hébergement hôtelière est supérieure à 300.000 lits, notant qu’entre 2020 et 2025, 45.000 lits supplémentaires ont été créés, soit 108 % de l’objectif fixé, a-t-elle fait observer.
Cet appui s’inscrit dans le cadre du programme « Cap Hospitality » qui a été lancé en partenariat avec le Fonds Mohammed VI pour l’Investissement et le ministère de l’Économie et des Finances. Il vise à rénover les chambres et à améliorer l’offre touristique, avec une prise en charge par l’État des intérêts des prêts, un remboursement étalé sur 12 ans et un différé de paiement de deux ans.
Dans cette vision globale pour soutenir et préparer le secteur en vue du Mondial, la ministre a souligné que la dynamique touristique concerne toutes les régions y compris montagneuses et reculées, notant une hausse significative des arrivées dans plusieurs d’entre elles : +22 % dans la région Drâa-Tafilalet, +14 % dans la région Tanger-Tétouan-Al Hoceïma et +10 % dans les régions Laâyoune-Sakia El Hamra et Guelmim-Oued Noun.
Sur le sujet du renforcement du capital humain, F.Z. Ammor a indiqué que trois programmes ont été lancés en partenariat avec l’Office de la formation professionnelle. Elle a également révélé qu’un système basé sur le « client mystère » sera mis en place afin de noter la qualité des services des établissements hôteliers.
Dans le cadre de la réforme du cadre légal de l’hébergement touristique, la ministre de tutelle a mentionné l’introduction d’un système de classement flexible des hôtels, révisable tous les cinq ans, basé sur des visites d’évaluation inopinées, afin d’améliorer la compétitivité du secteur et l’expérience des clients.
Enfin, quelques chiffres ont été présentés notamment la création de 380 établissements touristiques en 2024 et 2025, dont font partie plusieurs grandes chaines hôtelières internationales, et un accord accordé à 91 établissements hôteliers afin d’obtenir des prêts dont les intérêts sont pris en charge par l’État, pouvant atteindre 30% du coûts des projets.
