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Guerre otano-russe en Ukraine : Nuée de drones abattus par La Défense russe

by Perspectives Med
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Guerre otano-russe en Ukraine : Nuée de drones abattus par La Défense russe

Moscou a subi, dans la nuit du 12 au 13 octobre, l’une des plus importantes tentatives d’attaque ukrainiennes depuis septembre. Le maire de la capitale Sergueï Sobianine a recensé 417 drones en direction de la région de Moscou entre 20h30 et 7h. La grande majorité a été abattue loin de la capitale. Soixante-cinq autrmondees appareils ont été détruits à l’approche de la ville.

Moscou avait déjà été ciblée les 9 et 10 octobre. Les défenses russes avaient alors détruit 403 drones à distance et 25 près de la ville. Les 19 et 20 septembre, elles avaient abattu 450 drones vers la capitale.

Au total, 604 drones ont été abattus entre 20h le 12 octobre et 8h le 13 octobre, heure de Moscou, a annoncé le ministère russe de la Défense. Ce chiffre englobe l’ensemble des régions concernées et les interceptions en mer d’Azov. Les régions de Briansk, de Belgorod et de Rostov, frontalières de l’Ukraine, ont été attaquées. Dans la région de Kalouga, au sud-ouest de Moscou, la défense aérienne a détruit 73 appareils. Le gouverneur Vladislav Chapcha a fait état d’une école, de deux maisons et d’une voiture endommagées. Aucun blessé n’a été signalé ; des équipes d’intervention sont sur place. À Toula, au sud de Moscou, les autorités régionales ont comptabilisé 14 interceptions. À Voronej, plus au sud encore, elles en ont dénombré 13.

Dans le sud de la Russie, les territoires de Krasnodar et de Stavropol ont aussi été ciblés. Des dommages ont été constatés dans la zone industrielle de Nevinnomyssk. Le gouverneur Vladimir Vladimirov les attribue à la chute de débris de drones. Les inspections se poursuivent pour évaluer l’ampleur des dégâts. Des réparations ont déjà débuté et, selon les premières informations, il n’y a aucun blessé.

L’armée russe a frappé, durant la nuit, un atelier de l’entreprise Pulp Mill Print. Le site produisait des missiles et des drones de longue portée, précise le ministère dans son communiqué du 13 octobre. Autre cible touchée à Kiev : le dépôt ferroviaire de Darnitsa. Des trains utilisés pour transporter du matériel militaire et des cargaisons à double usage destinées aux troupes ukrainiennes y étaient réparés, d’après la même source. Pour ces frappes nocturnes, l’armée russe a employé des drones et des armes de précision tirées depuis le sol. Les forces armées russes ne frappent que des cibles militaires en Ukraine, a déclaré à de nombreuses reprises le ministère russe de la Défense.

Le FSB sur le qui-vive

Le Service fédéral de sécurité russe (FSB) a annoncé, le 13 octobre, avoir déjoué un attentat préparé par le Service de sécurité d’Ukraine (SBU) contre l’aérodrome militaire Baltimor, à Voronej. Des drones de courte portée devaient détruire les avions stationnés sur place, endommager les installations de la base et tuer des militaires. Aucun appareil n’a été lancé.

Dans le local loué près de l’aérodrome, le FSB a saisi neuf kits de drones, du matériel de commande et des charges contenant chacune environ 500 grammes d’explosifs de fabrication étrangère. La femme arrêtée avait transporté ces équipements depuis plusieurs caches.

Les drones devaient décoller de Voronej. Leur contrôle, lui, devait être assuré depuis l’Ukraine. « Une fois les drones mis en configuration de combat, leur pilotage devait ensuite être assuré par des opérateurs basés en Ukraine via Internet », ont indiqué les services spéciaux. Un agent de la direction régionale du FSB a précisé que les appareils devaient être déployés « simultanément afin de causer un maximum de dégâts tant au matériel militaire qu’au personnel de la base aérienne militaire ». La femme a été placée en détention. Le FSB cherche toujours à identifier les autres personnes impliquées dans la préparation de l’attentat.

Les services russes annoncent régulièrement avoir déjoué des projets d’attentats ukrainiens. Le 10 septembre, le FSB avait révélé un projet d’attaque contre la résidence de l’ambassadeur britannique à Moscou. Un Russe employé par une entreprise chargée de la sécurité de l’ambassade recueillait des renseignements sur les diplomates pour les services ukrainiens. Le FSB avait alors expliqué que Kiev comptait faire accuser la Russie de l’attentat afin d’entraîner Londres dans un conflit direct avec Moscou.

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