Le communiqué n°31 des relations publiques a confirmé que les attaques ont débuté aux premières lueurs de l’aube, visant la profondeur de l’entité ainsi que ses commandements militaires et technologiques. Il souligne que toute agression contre l’Iran ou ses intérêts sera accueillie par des frappes précises et étudiées ciblant les articulations vitales de l’ennemi.
Le communiqué précise que les frappes ont visé des centres technologiques et cybernétiques constituant la colonne vertébrale des capacités militaires sionistes, particulièrement ceux liés au développement de systèmes d’armement guidés et de technologies basées sur l’intelligence artificielle, utilisées pour cibler des rassemblements humains et commettre des massacres contre les peuples.
Les opérations ont également inclus des centres de la société d’industries militaires Rafael, responsable du développement de systèmes militaires avancés, dont les dispositifs de défense aérienne comme le « Dôme de fer », en plus de l’équipement de drones et du développement de leurs capacités de combat.
L’armée iranienne a martelé que les opérations se poursuivent à un rythme croissant, dans le cadre de l’équation de riposte instaurée par la République Islamique, affirmant que l’ère de l’agression sans prix est révolue et que la main de la résistance est capable d’atteindre la profondeur stratégique de l’entité pour frapper ses points névralgiques, constituant ainsi un message de dissuasion clair à quiconque tente de porter atteinte à la sécurité de l’Iran et de son peuple.
Pour leur part, les Gardiens de la Révolution islamique en Iran (CGRI) ont lancé la 58ème vague de l’opération « Promesse Tenue 4 » sous le nom sacré de « Ya Ali Asghar », dédiée à tous les enfants martyrs de la guerre du Ramadan, en particulier les enfants de l’école de Minab et le plus jeune martyr, Mojtaba, âgé de trois jours. L’opération a visé des cibles dans le nord et le centre des territoires occupés, notamment Nahariya, Beit Shemesh, Tel-Aviv, l’Ouest d’AlQods, ainsi que les bases de l’armée américaine à Victoria, Ali Al-Salem et Al-Kharj, en plus de la Cinquième Flotte.
L’opération a été menée avec succès à l’aide de systèmes de haute précision, incluant des missiles Khorramshahr avec des ogives de deux tonnes, des missiles Qadr à têtes multiples, Fattah, Kheibar Shekan, ainsi que des systèmes de moyenne portée comme Fateh et Qiam, en plus de drones kamikazes.
Selon les médias israéliens, un missile à sous-munitions est tombé dans les environs de l’aéroport Ben Gourion, avec des signalements faisant état de 7 zones d’impact suite à l’explosion de ce missile.
L’armée israélienne avait annoncé le jour même avoir lancé une vague « à grande échelle » de frappes aériennes dans la capitale iranienne, Téhéran. Dans un communiqué, elle a affirmé que les attaques visaient des infrastructures du régime à travers la capitale. Aucun détail n’a été fourni concernant les cibles bombardées ni d’éventuelles victimes.
Ces nouvelles frappes sont survenues peu après que des médias israéliens ont fait état d’un barrage de missiles en provenance d’Iran, à la suite des déclarations israéliennes affirmant avoir tué le principal responsable de la sécurité iranienne, Ali Larijani, lors d’une frappe nocturne.
L’armée israélienne avait annoncé avoir tué Ali Larijani, chef du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, lors d’une frappe aérienne près de Téhéran. Selon un communiqué militaire, A. Larijani a été « éliminé » lors d’une « frappe précise » et est décrit comme le « dirigeant de facto » du régime iranien. Aucune réaction immédiate n’a été enregistrée du côté iranien. Israel Katz, ministre israélien de la Défense, avait précédemment affirmé que A. Larijani avait été tué lors d’une attaque nocturne.
Par ailleurs, l’Iran a indiqué mardi que 55 personnes avaient été arrêtées dans le cadre d’opérations visant des « éléments mercenaires » liés aux États-Unis et à Israël dans la province d’Hormozgan, dans le sud du pays. Selon l’agence de presse semi-officielle Tasnim, des unités de renseignement relevant du Corps des gardiens de la révolution islamique ont mené des opérations contre des cellules liées aux États-Unis et à Israël dans la province d’Hormozgan. Le média a rapporté que « 55 éléments mercenaires du régime sioniste et de l’Amérique criminelle ont été identifiés et arrêtés dans la province d’Hormozgan ».
A signaler aussi qu’un navire de guerre de la marine américaine, supposé transporter des milliers de Marines et de marins, approche du détroit de Malacca (situé entre la péninsule Malaise et l’île indonésienne de Sumatra) en direction du Moyen-Orient, selon des données de suivi maritime publiées mardi, dans le contexte de la guerre en cours entre les États-Unis, Israël et l’Iran et des frappes de représailles de Téhéran. Des responsables américains ont déclaré à CNN que le navire était déployé dans la région, sans préciser sa destination exacte ni sa mission.
20 milliards partis en fumée
Les estimations indiquent que la consommation de munitions et la perte de certains moyens militaires durant les premiers jours de la guerre ont porté le coût des opérations américaines à environ 20 milliards de dollars.
Selon les estimations publiées lundi par l’American Foreign Policy Research Institute, les États-Unis ont consommé environ 5 197 cartouches de 35 types de munitions différents au cours des 96 premières heures de la guerre, tandis que le coût du remplacement de ces seules cartouches est estimé entre 10 et 16 milliards de dollars sur quatre jours. Selon l’institut, cela représente un fardeau industriel important, étant donné la difficulté de remplacer certaines de ces munitions en quelques jours, voire en quelques semaines ou même en quelques mois.
Ces estimations n’incluent pas les pertes au combat subies par les forces militaires ni les dommages causés aux bases et aux infrastructures de défense aérienne avancées.
Selon les données, les frappes de missiles iraniens et les attaques de drones ont, jusqu’au 10 mars 2026, entraîné la perte d’un certain nombre de capteurs vitaux, dont le radar d’alerte précoce AN/FPS-132 au Qatar. En plus de plusieurs radars AN/TPY-2 THAAD en Jordanie, au Koweït, en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis, et du radar tactique AN/TPS-59 à Bahreïn.
L’incident de « tir ami », au cours duquel un F/A-18 koweïtien a abattu trois F-15E Strike Eagle américains, ainsi que la destruction par l’Iran de 11 drones MQ-9 Reaper, ont encore alourdi le coût global.
Compte tenu du coût des munitions, de la perte de capteurs et de l’usure des aéronefs, la facture totale est estimée à environ 20 milliards de dollars, sans compter les dépenses en munitions après le quatrième jour ni les autres coûts d’exploitation tels que le carburant d’aviation, les dépenses liées aux opérations à l’étranger et le soutien logistique.
Dans ce contexte, l’administration Donald Trump a consommé des années de munitions vitales depuis le début de la guerre avec l’Iran, selon trois sources proches du dossier qui se sont confiées au quotidien britannique Financial Times. Selon ces sources, la pénurie d’armes qui s’aggrave rapidement concerne notamment les missiles Tomahawk de longue portée de pointe.
