Parmi les mesures qui seront mises en œuvre par le gouvernement espagnol, Madrid vise à contraindre l’armée israélienne avec la consolidation de l’embargo sur les ventes d’armes à l’État hébreu. Le gouvernement veut encore l’interdiction pour les navires transportant du carburant pour l’armée israélienne de faire escale dans les ports espagnols.
L’Espagne sanctionne aussi économiquement l’État hébreu avec l’interdiction d’entrée sur le territoire des produits des colonies de Cisjordanie. Enfin, les personnes qui « participent directement au génocide » seront, elles aussi, refusées, a prévenu Pedro Sánchez, ainsi que la limitation des services consulaires espagnols aux personnes résidant dans ces colonies. Enfin, le pays augmentera son aide aux Palestiniens et à l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), a ajouté le chef de l’Exécutif espagnol. « Nous savons que toutes ces mesures ne seront pas suffisantes pour arrêter l’invasion et les crimes de guerre. Mais nous espérons qu’elles serviront à augmenter la pression sur le Premier ministre Netanyahu et son gouvernement et qu’elles soulageront en partie les souffrances de la population palestinienne. Mais aussi pour que l’ensemble de la société espagnole sache que face à l’un des épisodes les plus infâmes du XXIe siècle, leur pays, L’Espagne, était du bon côté de l’histoire », a déclaré le Premier ministre espagnol.
« Ce n’est pas se défendre » ni « attaquer, c’est exterminer un peuple sans défense, c’est enfreindre toutes les lois du droit humanitaire », a fustigé le dirigeant espagnol en évoquant les opérations sanguinaires menées par l’armée sioniste aussi dans l’enclave de Gaza qu’en Cisjordanie.
Tel-Aviv n’a pas tardé à réagir. Le ministre israélien des Affaires étrangères a déclaré que P. Sanchez tentait de détourner l’attention du public de ses scandales de corruption interne et a qualifié les mesures d’antisémites. L’Espagne dénonce des « accusations fausses et calomnieuses ». Gideon Saar a fait savoir, en outre, que Yolanda Díaz, vice-Première ministre espagnole et ministre du Travail, se verrait interdire l’entrée dans le pays et qu’Israël « ne maintiendra aucun contact avec elle ». Après ces mesures, l’Espagne a annoncé rappeler pour consultations son ambassadrice à Tel Aviv.
