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Guerre génocidaire israélienne : L’armée sionistes poursuit ses massacres et arraisonne des unités de la flottille Sumud

by Perspectives Med
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Guerre génocidaire israélienne : L’armée sionistes poursuit ses massacres et arraisonne des unités de la flottille Sumud

Face à la tentative des forces israéliennes de réoccupation de l’enclave palestinienne quasi-détruite depuis l’héroïque opération « Délugue d’Al Aqsa » en octobre 2023, la résistance palestinienne démontre qu’elle n’entend nullement capituler. Bien au contraire, la multiplication des opérations d’envergure menées contre l’occupant attestent d’une réelle vigueur des combattants gazaouis. Ainsi, les Brigades Al-Qods, branche militaire du Jihad islamique, ont annoncé mercredi avoir mené une opération spéciale contre l’armée d’occupation israélienne dans le quartier d’Al-Nasr, à l’ouest de Gaza, faisant des morts et des disparus.

Selon les détails révélés par les Brigades Al-Qods, les résistants ont fait exploser une maison piégée dans le quartier d’Al-Nasr, avec plusieurs engins explosifs fabriqués localement, ainsi que d’autres engins explosifs abandonnés par les forces d’occupation. Elles ont ajouté que « la maison a explosé alors qu’une unité de génie israélienne pénétrait dans la zone pour la piéger et la faire exploser ». Un drone de type Houdhoud a participé à cette opération spéciale, filmant le moment où les forces d’occupation sont entrées et la maison a explosé. « L’explosion dans la maison confirme qu’aucun soldat israélien n’a survécu et qu’ils ont été tués ou portés disparus. Aucun d’entre eux n’est ressorti blesser », selon les Brigades al-Quds. Suite à cela, l’occupation a lancé des raids d’une violence extrême et sans précédent à proximité du lieu de l’opération. Par ailleurs, la force de missiles de ces mêmes brigades assure avoir bombardé les colonies de Meflasim et de Kfar Saad, dans la bande de Gaza, par une salve de roquettes, en réponse aux crimes commis par l’occupation israélienne contre le peuple palestinien .Plus, lors d’une autre opération menée par les Brigades al-Qods lundi et annoncée mercredi, des combattants de la résistance ont réussi à faire exploser un missile GBU, abandonné par l’occupation, dans des véhicules israéliens près de la zone de Zaharneh, au nord-ouest de la ville de Gaza. En outre, une opération conjointe, menée par les Brigades Al-Qods et les Brigades al-Qassam, branche militaire du Hamas, les combattants ont bombardé un site de commandement et de contrôle israélien sur l’axe Morag, au sud de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, avec plusieurs obus de mortier lourds. Ils ont également bombardé une position de soldats et de véhicules israéliens au nord de Khan Younès avec des obus de mortier lourds. Parallèlement, les médias militaires des Brigades Al-Qassam ont publié des images montrant des combattants de la résistance ciblant des soldats et des véhicules israéliens le long des axes d’incursion dans la ville de Gaza, dans le cadre d’une série d’opérations baptisées Bâton de Moïse. De leur côté, les Brigades Moudjahidines, branche militaire du mouvement des Moudjahidines, ont annoncé avoir réussi mardi « à cibler un rassemblement de forces de l’occupation israélienne dans le quartier de Tel al-Hawa, au sud-ouest de la ville de Gaza, avec des obus de mortier de 60 mm ».

La flottille Sumud neutralisée

Les forces navales israéliennes ont poursuivi, jeudi, leurs attaques contre la Flottille mondiale Sumud, qui se dirige vers Gaza pour briser le blocus et acheminer une aide humanitaire. Ainsi, 39 des 44 bateaux d’aide destinés à Gaza, a indiqué Reuters. La flottille Sumud est composée d’environ 47 navires. Selon le suivi en direct sur le site de la flottille, l’un des navires, le Mikeno, est entré dans les eaux territoriales de Gaza ce matin vers 6h00 (heure AlQods). La plupart des navires sont indiqués comme « interceptés » ou « supposés interceptés », tandis que plusieurs sont encore signalés comme « en navigation ».

Selon la chaine qatarie Al Jazeera, la marine de l’occupation israélienne tente toujours d’intercepter les bateaux restants, avec lesquels la communication a été coupée, probablement à cause d’un brouillage israélien ou parce que le protocole à bord prévoyait que les activistes jettent leurs téléphones lorsque les troupes d’occupation israéliennes s’approchaient.

Les organisateurs de la flottille ont révélé que plus de 443 volontaires originaires de 47 pays ont été illégalement détenus après l’interception des bateaux. Ils ont réclamé une intervention internationale immédiate pour assurer leur sécurité et leur libération immédiate.

Parmi les passagers qui étaient en cours de transfert vers un port israélien se trouve Greta Thunberg, que les autorités israéliennes ont montrée en train de récupérer des effets personnels, entourée par des hommes armés. Outre G. Thunberg  elle comprend notamment l’euodéputée Rima Hassan, le petit-fils de Nelson Mandela et ex-député sud-africain Mandla Mandela et l’ancienne maire de Barcelone Ada Colau.

Sur le compte Instagram de la flottille, le porte-parole Saif Abukeshek a publié une déclaration vidéo détaillant les navires attaqués et l’origine es militants détenus. Selon lui, 21 navires sur les 44 ont été arrêtés par ‘Israël’ : Alma, Sirius, Adara, Spectre, Yulara, Aurora, Otaria, Huga, Deir Yessine, Grande Blu, Morgana, Hio, Seulle, All In, Captain Nikos, Florida, Karma, Mohammad Bhar, Oxygono, Free Willy et Jeannot III. Il a précisé la nationalité des militants présents à bord : 30 Espagnols, 22 Italiens, 21 Turcs, 12 Malaisiens, 11 Tunisiens, 11 Brésiliens, 10 Français, 9 Irlandais, 8 Algériens, 7 Américains, 7 Allemands, 6 Britanniques, 4 Norvégiens, 4 Suédois, 3 Néo-Zélandais, 3 Marocains, 3 Jordaniens, 3 Polonais, 3 Portugais, 3 Mexicains, 2 Koweïtiens, 2 Colombiens, 2 Argentins, 2 Suisses, et plusieurs autres nationalités.

S. Abukeshek a en outre souligné que les navires tentaient de rejoindre les côtes de Gaza et que les militants étaient déterminés à atteindre leur objectif humanitaire. Il a également rappelé que les réactions de la population face aux attaques israéliennes montrent une solidarité mondiale contre ces actions. C’est la première fois depuis des années que des dizaines de navires naviguent ensemble vers Gaza, où vivent environ 2,4 millions de Palestiniens, soumis à un blocus israélien depuis environ 18 ans. Le régime israélien a durci ce siège le 2 mars en fermant tous les points de passage et en bloquant l’accès à la nourriture, aux médicaments et à l’aide, plongeant Gaza dans une famine extrême.

Depuis le 7 octobre 2023, l’armée d’occupation israélienne a massacré plus de 66 000 Palestiniens, en majorité des femmes et des enfants. Les bombardements incessants ont rendu inhabitable le territoire assiégé, qui vit en même temps famine et propagation de maladies.

R. Hassan a accusé de son côté Israël d’avoir arrêté « illégalement » et « arbitrairement » des « centaines » de personnes. « Des centaines de civils, d’humanitaires et de militants pacifiques à bord de la flottille Global Sumud ont été illégalement arrêtés et arbitrairement détenus par Israël », a-t-elle posté sur X, incitant à demander aux autorités compétentes à exiger leur libération immédiate. La députée européenne avait commencé à témoigner dans un direct sur Instagram après avoir assisté à l’arraisonnement d’une embarcation se trouvant à proximité, avant de jeter son téléphone à l’eau au moment de l’abordage du navire où elle se trouvait.

L’entité sioniste a affirmé jeudi qu’aucun des navires de la flottille pour Gaza n’a réussi à briser le blocus imposé au territoire palestinien, après l’interception en Méditerranée de la quasi-totalité des bateaux transportant des militants pro palestiniens et de l’aide humanitaire. Un dernier navire « reste à distance. S’il s’approche, sa tentative d’entrer dans une zone de combat active et de briser le blocus sera également empêchée », a-t-il ajouté. Le ministère israélien des Affaires étrangères a annoncé jeudi qu’il expulserait vers l’Europe tous les militants qui se trouvaient à bord des navires de la flottille Sumud.

Réactions en chaine

La Turquie a accusé Israël de commettre « un acte de terrorisme » et la France a appelé Israël « à assurer la sécurité des participants » tandis qu’en Italie, plusieurs centaines de personnes ont manifesté à Rome, Naples, Turin, Naples et Paris, mercredi soir pour protester contre l’interception des bateaux. D’autres manifestations ont eu lieu dans d’autres villes européennes, notamment à Paris, Berlin, Athènes, Barcelone et à Istanbul pour condamner cette attaque. Des manifestations ont également eu lieu dans plusieurs villes canadiennes.

Claudia Sheinbaum, présidente du Mexique, a exigé le rapatriement « immédiat » des 6 Mexicains membres de la flottille pour Gaza. Elle a précisé que les activistes mexicains se trouvent au port d’Ashdod au sud, où selon elle le soutien consulaire mexicain n’a pas pu entrer. Son gouvernement a envoyé quatre notes diplomatiques à Israël concernant cette affaire.

L’Espagne a annoncé jeudi la convocation de la chargée d’affaires de l’ambassade d’Israël à Madrid. « Ce sont des citoyens pacifiques qui n’avaient aucun objectif au-delà de l’humanitaire », a déclaré José Manuel Albares, ministre des Affaires étrangères.

Rome et Madrid avaient dépêché des navires militaires pour escorter la flottille après des « attaques par drones » dans la nuit du 23 au 24 septembre, dénoncées par l’ONU et l’Union européenne, similaires à deux attaques attribuées à Israël par la flottille quand elle était ancrée le 9 septembre près de Tunis. Mais mercredi, le gouvernement espagnol a demandé à Global Sumud « de ne pas entrer dans les eaux désignées comme zone d’exclusion par Israël » et souligné que le navire espagnol ne franchirait pas cette limite, selon l’AFP. La frégate italienne avait cessé son escorte à 150 milles nautiques (275 km) du territoire.

En juin et juillet, la marine israélienne avait déjà arraisonné deux voiliers se dirigeant vers Gaza, avec Greta Thunberg et Rima Hassan à leur bord. Toutes deux avaient été débarquées en Israël puis expulsées.

L’ONU et l’Union européenne ont condamné mercredi les « attaques » nocturnes au large de la Grèce contre la flottille humanitaire en route pour la bande de Gaza. Dans la nuit de mercredi à jeudi, des manifestations ont éclaté dans plusieurs villes européennes notamment à Rome, Milan, Turin, Naples, Pavis, Paris, Berlin, Athènes, Barcelone et à Istanbul pour condamner cette attaque. Des manifestations ont également eu lieu dans plusieurs villes canadiennes.

Selon l’agence Reuters, le plus grand syndicat ouvrier en Italie a lancé un appel à la grève générale, vendredi prochain, pour protester contre l’attaque israélienne contre la flottille. De même, plus de 200 hôpitaux à travers l’Italie et des milliers de professionnels de la santé allumeront simultanément leurs lumières jeudi, dans un geste symbolique de solidarité avec la bande de Gaza sous le slogan « Lumières avec la Palestine ». Selon les organisateurs, la manifestation débutera devant les hôpitaux participants à 21h00, heure italienne. Les participants liront une déclaration commune expliquant les raisons et les objectifs de l’initiative. Suivant cette déclaration, les lampes et autres sources lumineuses portées par les participants seront allumées simultanément. L’événement comprendra également une commémoration des 1 677 professionnels de santé tués à Gaza au cours des deux dernières années, avec une lecture collective de leurs noms dans les régions italiennes participantes.

Les associations, comités et syndicats participants prononceront également de brèves allocutions à cette occasion. Selon les organisateurs, la Lombardie arrive en tête des régions participantes, avec près de 5 000 professionnels de santé inscrits et 36 hôpitaux participants, notamment dans les provinces de Milan et de Monza-Brianza. La Toscane suit avec 2 267 professionnels de santé et 23 hôpitaux, principalement dans la province de Florence, suivie des régions de Lucques et de la Sardaigne.

Sur son site Telegram, le Global Sumud Flottille a indiqué que la marine israélienne a utilisé des canons à eau contre des navires de la flottille pour les faire couler.

Les « attaques » contre la flottille « doivent cesser et les responsables de ces violations doivent rendre des comptes », a déclaré le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme, réclamant « une enquête indépendante ». Les militants propalestiniens de la flottille affirment avoir été visés durant la nuit par des « drones sans pilotes », pointant du doigt Israël. « Aucune attaque, aucune frappe de drone, aucune saisie ou utilisation de la force contre la flottille n’est acceptable », a réagi pour sa part une porte-parole de la Commission européenne. Ces attaques « comprenaient le déploiement de dispositifs explosifs et incendiaires, la dispersion délibérée de substances chimiques (…), la neutralisation des dispositifs de communication d’urgence et des dommages physiques calculés visant à rendre les navires inaptes à la navigation et à mettre en danger les bénévoles à bord », a détaillé dans un communiqué la Global Sumud Flotilla.

« Ma condamnation de ce qui s’est passé cette nuit est totale et évidemment nous menons nos enquêtes pour avoir des certitudes sur les responsabilités », a déclaré mercredi la Première ministre italienne devant la presse à New York, quelques heures avant son intervention à l’Assemblée générale de l’ONU. Giorgia Meloni a toutefois jugé cette initiative « gratuite », « dangereuse » et « irresponsable », ajoutant que le gouvernement italien travaillait actuellement à une solution alternative pour acheminer de l’aide humanitaire à Gaza en passant par Chypre. « Il n’est pas nécessaire de se rendre dans un théâtre de guerre pour livrer des aides à Gaza, que le gouvernement italien et les autorités compétentes auraient pu livrer en quelques heures », a ajouté G. Meloni.

Israël, répétant mercredi qu’il ne « permettra pas aux navires d’entrer dans une zone de combat active et n’autorisera aucune violation du blocus maritime légal », a proposé à la flottille de livrer son aide humanitaire « dans n’importe quel port d’un pays voisin, d’où elle peut être transférée pacifiquement à Gaza », selon un post du ministère israélien des Affaires étrangères sur X.

La guerre à Gaza, qui dure depuis bientôt deux ans, avec pour prétexte de riposter à l’opération Déluge d’al-Aqsa menée contre les colonies de l’enveloppe de Gaza le 7 octobre 2023. Au cours de cette attaque inédite, plus de 1.200 Israéliens ont péri et 251 autres ont été pris en captivité pour les échanger contre des milliers de Palestiniens emprisonnés par l’entité sioniste. 47 sont toujours retenues dans la bande de Gaza. L’ONU a déclaré en août l’état de famine dans le territoire palestinien, soumis à un strict blocus par Israël depuis près de deux ans. Selon le ministère de la Santé du gouvernement du Hamas à Gaza, la guerre a coûté la vie à plus de 65.000 Palestiniens, en majorité des civils, en près de deux ans.

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