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Guerre génocidaire d’Israël : L’armée sioniste persiste dans ses crimes

by Perspectives Med
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Guerre génocidaire d’Israël : L’armée sioniste

Les militants propalestiniens de la flottille en route pour la bande de Gaza ont affirmé avoir été visés par des « explosions » et de « multiples drones » au large de la Grèce. De lourdes inquiétudes sont nourries par la communauté internationale à l’approche des bateaux qui cinglent en Méditerranée des côtes palestiniennes. L’armée sioniste n’est pas à un crime près… Echaudés, l’Italie et l’Espagne sont les premiers pays européens à envoyer des bâtiments de guerre porter assistance à la flottille…

En attendant, dans la bande de Gaza, l’incursion de la soldatesque israélienne dans les quartiers centraux de la ville s’est accélérée ces trois derniers jours. Mercredi, près d’une centaine de martyrs ont été recensés.

L’offensive terrestre se fait sur trois axes. Au nord-est, depuis les quartiers d’Abou Iskandar, d’al-Nafaq et de Jabalia al-Balad, en direction de la rue al-Jalaa, l’armée tente d’avancer alors qu’au nord-ouest de la ville, des chars ont progressé depuis la position de Zikim vers les quartiers d’al-Karama et d’al-Nasr, jusqu’aux abords du camp de réfugiés d’al-Shati et de la plage nord. Plus au sud, l’ennemi a récemment ouvert un nouvel axe d’infiltration, pénétrant de la rue 8 jusqu’au quartier de Tal al-Hawa. Tout cela ne se fait pas sans dégâts. Ainsi, un soldat israélien a été grièvement blessé lors de combats dans le nord de l’enclave, a—on signalé côté israélien, alors que la résistance palestinienne assure, elle, avoir détruit deux chars Merkava.

En trois jours, les chars israéliens ont atteint les environs du carrefour des Finances et de l’Éducation, adjacent à la place de l’Université, dans le centre de Gaza. Cette attaque s’est accompagnée d’une puissance de feu sans précédent depuis le début de la guerre. L’armée d’occupation a eu recours à diverses tactiques et méthodes criminelles pour déplacer la population. Ainsi, une pression psychologique se fait par SMS et messages vocaux sur les téléphones des habitants, outre le largage de tracts leur ordonnant d’évacuer vers le sud. Des dizaines de médias hébreux ont également participé à cette campagne d’intimidation, diffusant des déclarations de commandants de l’armée d’occupation vantant les déplacements et menaçant de rayer la ville de la surface de la terre. En parallèle, des véhicules piégés ont utilisés pour détruire des quartiers résidentiels peuplés sans prévenir leurs habitants. L’armée d’occupation concentre aussi ses tirs sur des quartiers densément peuplés en menaçant de bombarder plusieurs complexes résidentiels simultanément, sans préciser les habitations visées. Cela contraint des centaines de milliers d’habitants à évacuer leurs maisons et à passer des jours dans la rue à attendre le bombardement des habitations menacées, les privant ainsi de tout sentiment de stabilité. En outre, la destruction délibérée de tours d’habitation et d’immeubles à plusieurs étages prive des centaines d’habitants de leur logement et joue sur leur moral. Des drones tirent et larguent des bombes rendant difficile le déplacement des habitants pour chercher de l’eau. Le ciblage délibéré des camps peuplés de milliers de tentes dans le nord-ouest et le port de Gaza s’est par ailleurs intensifié ces derniers jours. Les sources de survie vitales, notamment les points d’eau et les services de santé . L’armée d’occupation a délibérément évacué l’hôpital de campagne jordanien du quartier de Tel al-Hawa et la Fondation d’aide médicale. Elle a également pris pour cible les puits et les conduites d’eau centraux alimentant les quartiers densément peuplés, notamment les camps de réfugiés d’al-Nasr, d’al-Shifa et d’al-Shati. Les habitants ont ainsi été contraints de chercher ces ressources ailleurs.

L’armée d’occupation cherche à semer la terreur en commettant des massacres de grande ampleur contre les familles qui avaient décidé de rester. A titre d’exemple, il y a deux jours de cela, l’armée d’occupation a bombardé la maison de la famille Dughmash, dans le quartier de Tal al-Hawa, l’une des familles décidée à rester chez-elle en dépit des conséquences. Il en va de même pour la famille Zaqout, dans le quartier d’al-Karama, où environ 80 membres ont été tués lors d’une seule frappe.

Selon les estimations de l’occupation, environ 500 000 personnes ont quitté la ville de Gaza depuis le début de l’offensive terrestre, tandis qu’un nombre similaire refuse de partir. Cependant, le rythme des bombardements et des destructions continues a récemment contribué à une augmentation des déplacements. De plus, la fragilisation des établissements de santé, notamment de l’hôpital Al-Shifa, situé à seulement un kilomètre des chars sionistes, privera ceux qui restent de tout moyen de résistance et de survie. En revanche, il ne semble pas que la résistance ait réellement commencé son action, e dépit des opérations sporadiques aussi spectaculaires que mortelles face à l’une des armées les mieux équipées au monde. Grâce au soutien de l’Oncle Sam et de bien des pays européens…

Isoler la Cisjordanie

En Cisjordanie, l’étau se resserre sur les Palestiniens. En effet, Tel-Aviv a annoncé, mardi, que le point de passage Allenby qui relie ce territoire palestinien à la Jordanie allait être fermé. En clair, cela veut dire que les plus de trois millions de Palestiniens de Cisjordanie occupée sont désormais assignés à résidence dans ce territoire qui ne dispose ni d’aéroport ni de façade maritime. Malades, étudiants ou encore personnes voyageant pour le travail ou pour des raisons familiales sont désormais bloqués dans ce territoire occupé. C’est une annonce lourde de conséquences pour les Palestiniens de Cisjordanie occupée. Une partie de l’aide vers l’enclave gazaouie transitait par ce passage.   L’annonce de sa fermeture lui a fait l’effet d’une douche froide. « C’est une mauvaise nouvelle. La fermeture du point de passage Allenby signifie que les missions médicales ne pourront pas passer. De même pour les camions qui arrivent de Jordanie vers Gaza. De même pour les autres acheminements qui ne pourront pas passer par ce poste-frontières, déplore l’humanitaire. Il reste donc le point de passage Karam Abou Salem et Kissufim parfois pour les camions », résume Eyad Amawi, activiste gazaoui. Pour lui, le timing de cette annonce n’est pas innocent. « Personne ne sait ce que sera la prochaine mesure punitive qu’ils prendront. Après la reconnaissance de l’État de Palestine, ils ont décidé d’augmenter le degré de souffrances ». 

L’annonce intervient effectivement moins de 24 heures après la décision de plusieurs pays, dont la France de reconnaître l’État de Palestine. Mais aussi cinq jours après une attaque meurtrière – à ce même poste-frontière – tuant deux soldats israéliens. 

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