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Guerre génocidaire d’Israël : La résistance répond à l’offre de D. Trump

by Perspectives Med
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Guerre génocidaire d’Israël : La résistance répond à l’offre de D. Trump

Les Brigades al-Qassam, ont annoncé mardi sur leur chaîne Telegram avoir tiré « plusieurs obus de mortier sur un rassemblement de soldats d’occupation israéliens près de l’hôpital jordanien, au sud du quartier de Tel al-Hawa, dans le sud de la ville de Gaza ». Elles ont également annoncé que « leurs combattants ont attaqué un rassemblement de soldats et de véhicules ennemis à l’intérieur de l’école des Sœurs du Rosaire, également dans le quartier dTel al-Hawa » et expliqué que « leurs combattants ont ouvert le feu à bout portant sur des soldats israéliens, les tuant et les blessant ». Ils ont également lancé plusieurs bombes sur deux véhicules de transport de troupes israéliens présents sur place, tuant et blessant leurs équipages. Un char Merkava a également explosé avec une bombe de type commando, et un hélicoptère a été observé en train d’atterrir pour l’évacuation des morts et blessés.

De leur côté, les Brigades al-Qods, branche militaire du Jihad islamique, ont annoncé via leur chaîne Telegram avoir ciblé des véhicules des forces d’occupation israéliennes au nord de la ville de Gaza avec des obus de mortier. Elles ont également annoncé avoir fait exploser, lundi, un missile GBU abandonné par les forces d’occupation israéliennes contre une force d’infanterie israélienne à proximité de la position d’Issa, rue 8, au sud de la ville de Gaza. Les combattants ont observé l’atterrissage d’avions israéliens pour évacuer les morts et blessés.

Les opérations de la résistance palestinienne se poursuivent, tandis que le Hamas et d’autres factions de la résistance étudient la proposition de cessez-le-feu annoncée hier par le président américain Donald Trump dans la bande de Gaza. Le mouvement s’est engagé à étudier cette proposition « de bonne foi ».

Pour rappel, le président américain a dévoilé lundi un plan de paix pour Gaza qu’il a qualifié d’ « historique », mais sa mise en œuvre reste très incertaine alors que le Hamas n’a pas encore réagi et qu’Israël apparaît divisé. Le Hamas n’a pas encore réagi publiquement au plan américain en 20 points, mais une source palestinienne proche du mouvement de résistance a déclaré mardi à l’AFP qu’il examinait la proposition et que les discussions pourraient prendre « plusieurs jours ». « Le Hamas souhaite parvenir à un accord global pour mettre fin à la guerre, assurer le retrait complet d’Israël de la bande de Gaza, la levée du blocus imposé depuis 2007, et reconstruire la bande de Gaza », selon cette source.

Zones d’ombres

Mais la proposition américaine est émaillée de zones d’ombres, notamment sur le calendrier du retrait israélien, et le cadre du désarmement du mouvement palestinien, des détails déjà exigés par le Hamas lors des négociations passées. Il se disait prêt à libérer tous les captifs dans le cadre d’un accord global mettant fin à l’offensive israélienne et incluant un retrait total israélien de Gaza. Il réclamait aussi des garanties pour une fin durable de la guerre. « Si ce plan est une base de négociations, le Hamas pourrait y répondre favorablement mais si c’est +à prendre ou à laisser+, ça va poser problème, parce que le Hamas ne peut pas accepter un plan si imprécis », analyse Hugh Lovatt, spécialiste du Moyen-Orient au Conseil européen des relations internationales (ECFR). « Le Hamas a déjà accepté l’idée de ne plus gouverner la bande de Gaza (à l’issue de la guerre), et l’éventualité d’un processus de démantèlement de ses armes offensives, il est donc plus ou moins disposé à accepter une grande partie de ce plan », poursuit-il.

Le Hamas a évoqué en plusieurs occasions en 2025 un démantèlement progressif de son arsenal (arrêt de la production de nouvelles roquettes, destructions des tunnels vers Israël…), mais à condition qu’il soit assorti d’un projet politique menant à la fin du conflit israélo-palestinien. Mardi, Hossam Badran, membre du bureau politique du Hamas, a réaffirmé auprès de l’AFP « le droit (du mouvement palestinien) à résister à l’occupation », israélienne. « Si le Hamas rejette le plan, il apparaîtra aux yeux du monde comme celui qui fait obstruction et sape la paix internationale », commente Iyad al-Qarra, analyste palestinien de Gaza. « Mais si le Hamas accepte le plan dans sa forme actuelle, cela reviendra à légitimer la destruction et l’élimination de la résistance », souligne-t-il.

Les contradictions de Netanyahu

Benjamin Netanyahu a apporté, lui, son soutien au plan de paix américain mais semble avoir contredit au bout de quelques heures l’une de ses dispositions clés. La proposition américaine prévoit un retrait progressif d’Israël du territoire palestinien, mais le Premier ministre a déclaré mardi dans une vidéo sur ses réseaux sociaux que l’armée « resterait dans la majeure partie de la bande de Gaza ». « Netanyahu tient un double discours », note Gayil Talshir, professeure de sciences politiques à l’Université hébraïque de Jérusalem. « Le premier pour le monde entier, le second à la base électorale de la droite en Israël », affirme-t-elle à l’AFP.

A l’annonce du plan  par D. Trump lundi à la Maison Blanche en présence de B. Netanyahu, ce dernier a envisagé l’échec de la démarche US. « Si le Hamas rejette votre plan, Monsieur le Président, ou s’il l’accepte en apparence mais fait ensuite tout pour le contrecarrer, alors Israël achèvera le travail par ses propres moyens », a-t-il menacé. Selon G. Talshir, B.Netanyahu espère probablement un rejet du plan par le Hamas, ou un « oui mais » avec des conditions inacceptables pour Israël, pour le rejeter à son tour.

Des familles des captifs détenus à Gaza et une partie de l’opposition accusent depuis longtemps le Premier ministre de saboter les efforts diplomatiques en vue d’un cessez-le-feu et de prolonger la guerre pour servir ses propres intérêts politiques.

Accepter le plan ou l’enfer

Le gouvernement sioniste, l’un des plus à droite de l’histoire d’Israël, compte des partenaires d’extrême droite qui refusent toute fin de la guerre tant que le Hamas n’aura pas été éliminé. Et rejettent la perspective d’un futur Etat palestinien, envisagé par le plan de paix américain. Mardi, Bezalel Smotrich, ministre des Finances a qualifié le plan d’« échec diplomatique. » Yossi Dagan, président du conseil qui gère les colonies dans le nord de la Cisjordanie occupée, a également taclé le plan US en rappelant que la création d’un Etat palestinien était une « ligne rouge. » « Si le Hamas dit oui, Netanyahu n’aura plus de gouvernement », prédit-on. « Beaucoup de colons pensent déjà qu’il les a trahis. » Dans sa vidéo de mardi, B. Netanyahu a pourtant redit son opposition de longue date à un Etat palestinien, allant jusqu’à affirmer que cela ne figurait pas dans le plan de Trump.

Le président américain a lancé mardi un ultimatum au Hamas. « Nous allons donner environ trois ou quatre jours. Tous les pays arabes sont d’accord, les pays musulmans sont d’accord, Israël est d’accord. Nous n’attendons que le Hamas (…) Et s’il n’accepte pas, cela se finira de manière très triste », a dit M. Trump. « Il nous manque une signature, et elle expiera en enfer s’ils (le Hamas) ne signent pas. J’espère qu’ils vont signer pour leur propre bien (…) », a-t-il encore averti.

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