Les traversées se sont étalées tout au long de la soirée et jusque dans la matinée de samedi, malgré une mer agitée. La Guardia Civil espagnole, avec l’appui des unités du Service Maritime et du GEAS, a mené des opérations de sauvetage sans relâche. La majorité des personnes secourues étaient de nationalité marocaine, mais au moins deux Palestiniens ont également été identifiés.
Beaucoup de migrants ont effectué la traversée seuls ou en petits groupes, à bord d’embarcations de fortune, provoquant un flux constant d’arrivées et d’interventions de secours. Les mineurs ont été conduits vers des abris temporaires à Sebta.
Les chiffres officiels ne prennent en compte que les personnes interceptées en mer, excluant celles qui ont réussi à atteindre la côte sans être détectées, précisent les autorités, qui estiment que le nombre réel d’arrivées est sans doute plus élevé.
Cette nouvelle hémorragie humaine qui s’ajoute à d’autres épisodes, réalisés ailleurs par d’autres moyens, interpelle l’actuelle majorité qui se gargarise à longueur de journées des réalisations et autres acquis de l’ « Etat social » ô combien fragile s’il n’est pas, tout simplement, chimérique.
