Chariot qui rappelle que le FEED pour le développement d’Anchois a été lancé en juin 2022, conjointement avec les études de développement du sous-sol, a tenu à préciser, dans un communiqué publié mercredi, que ces travaux confirment les différentes composantes du développement initial.
Ces composantes comprennent trois puits producteurs sous-marins initiaux, dont le puits Anchois-2 foré par Chariot en 2022, avec des complétions multizones pour permettre la récupération du gaz à travers plusieurs sables empilés, une infrastructure sous-marine (SURF et SPS) capable d’acheminer les hydrocarbures produits par les puits vers les installations à terre via une conduite sous-marine et de contrôler les puits via un ombilical, avec des capacités d’extension futures pour raccorder des puits supplémentaires.
S’ajoute à cela une infrastructure de production sous-marine pour la production d’hydrocarbures, des puits supplémentaires, une installation centrale de traitement à terre (CPF) pour traiter les hydrocarbures et livrer le gaz traité et les condensats au marché, avec une capacité initiale de 105 mmscfd.
L’une des composantes citées par la société britannique est le gazoduc terrestre pour livrer le gaz aux acheteurs de gaz d’ancrage via le Gazoduc Maghreb Europe (GME), pour lequel un accord de raccordement a déjà été signé. Chariot fait ainsi savoir que des propositions commerciales d’ingénierie, d’approvisionnement et de construction (EPC) ont été demandées. Outre l’étude d’avant-projet détaillé, d’autres travaux techniques ont progressé en parallèle, en vue de l’obtention de l’autorisation de mise en valeur, notamment l’évaluation de l’impact environnemental et social (ESIA), pour laquelle des études environnementales de base à terre et en mer ont déjà été réalisées.
Ces travaux incluent, d’autre part, le plan de développement du champ (FDP) qui est en cours de finalisation par la co-entreprise Lixus pour permettre l’attribution de la concession de production, en plus de la planification des forages de développement qui est également en cours et peut permettre d’évaluer le potentiel de 754 milliards de pi3 supplémentaires de ressources gazières prospectives 2U pour un coût supplémentaire minime. Les cibles identifiées ont des chances de succès géologiques évaluées de manière indépendante (Pg) allant de 49 à 61%, a indiqué la société.
Adonis Pouroulis, directeur général, a souligné que la société a fait d’excellents progrès dans tous les aspects de ce projet de développement d’Anchois, ajoutant que des discussions détaillées sur le partenariat, les accords de vente de gaz et le financement du projet se poursuivent simultanément. « Nous nous dirigeons vers la décision finale d’investissement », a-t-il ajouté. Selon lui, « la conclusion de l’étape FEED, réalisée en grande partie par Subsea Integration Alliance (SIA), est une étape importante dans la définition du plan de développement initial pour la livraison de gaz à nos clients ».
« En conjonction avec le plan de développement du champ et le travail d’évaluation de l’impact environnemental et social réalisés à ce jour, nous avons encore renforcé la viabilité et le potentiel commercial du développement fondé sur l’excellence de ses réservoirs et de ses propriétés gazières, sur sa situation favorable par rapport aux infrastructures existantes et sur la possibilité de tirer parti de la technologie conventionnelle existante », a-t-il encore souligné. Et d’assurer que l’entreprise restera pleinement concentrée sur le développement du projet Anchois jusqu’à la mise en production du gaz, de manière à accroître continuellement les ressources et l’échelle du projet pour aider à libérer le potentiel du bassin dans sa zone de licence.
