« Je suis l’homme le plus heureux au monde » : tout sourire, les larmes aux yeux, Lula se félicite de sa politique de combat contre la faim, taclant au passage sans le nommer son rival et prédécesseur à la présidence Jair Bolsonaro (2019-2022). « Je vous garantit que les données seront encore meilleures l’année prochaine. Car dans ce rapport de l’ONU, nous portons aussi le poids de l’année 2022, qui a été une très mauvaise année », a précisé le président brésilien qui se délectait de cette victoire politique. Le président Lula avait fait de la lutte contre la pauvreté l’un des thèmes de sa campagne pour la présidentielle de 2022
Au Brésil, le taux de personnes en « insécurité alimentaire sévère » est désormais inférieur à 2,5% de la population. C’est le résultat d’un ensemble d’actions gouvernementales, selon Washington Dias, ministre brésilien du Développement. « C’est grâce au retour de l’allocation sociale du programme « Bolsa familia » et à la revalorisation par le président des aides alimentaires. Un travail qui a intégré plusieurs ministères, et des secteurs publics comme privés », a-t-il souligné.
Ce n’est pas la première fois que le Brésil éradique ce fléau puisqu’il y était déjà parvenu en 2014, à la suite des deux premiers mandats de Lula. Seulement, après des coupes budgétaires des gouvernements Temer et Bolsonaro, mais aussi de la pandémie de Covid-19, la situation s’est à nouveau dégradée dans le pays. Ces données de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) restent donc fragiles et ne prennent pas en compte la qualité de la nutrition. Car au Brésil, un quart de la population est obèse et un dixième souffre de diabète.
