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Engagement US en faveur de la liberté de la presse: E. Snowden met à nu le double discours d’A. Blinken

Edward Snowden a critiqué, le 3 mai, l’administration US, après que le secrétaire d’État Antony Blinken s’est vanté du dévouement des États-Unis à la «liberté de la presse» et à «la sécurité des journalistes dans le monde entier». Propos qui s’avèrent en contradiction avec les poursuites judiciaires engagées contre Julian Assange, fondateur de WikiLeaks incarcéré depuis plus de deux ans.

Répondant à un message sur Twitter du Secrétaire d’Etat US publié à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse et affirmant que les États-Unis «continuent de défendre la liberté de la presse, la sécurité des journalistes dans le monde entier et l’accès à l’information en ligne et hors ligne», le lanceur d’alerte E. Snowden a assuré que «cela serait plus convaincant si la Maison Blanche ne cherchait pas agressivement à obtenir une peine de 175 ans de prison pour l’auteur d’un journalisme primé d’importance mondiale [Julian Assange], et ce en dépit des appels de toutes les organisations importantes de défense de la liberté de la presse et des droits de l’homme.»
Alors que le président Joe Biden a lui-même évoqué l’importance de «ceux qui refusent d’être intimidés» lors de cette journée, son administration continue de poursuivre J. Assange pour 18 chefs d’accusation – certains en vertu de la loi sur l’espionnage promulguée par l’administration Trump en 2019 – et de demander son extradition.
Dans une lettre adressée au ministère américain de la Justice en début d’année, une vingtaine d’associations défendant les libertés civiles – dont la Freedom of the Press Foundation, l’ACLU, Amnesty International ou encore le Comité pour la protection des journalistes – ont fait valoir que les poursuites engagées contre J. Assange représentaient une grave menace pour la liberté de la presse, car «une grande partie de la conduite décrite dans l’acte d’accusation est une conduite que les journalistes adoptent régulièrement».
Depuis la prison de haute sécurité de Belmarsh à Londres, le fondateur de WikiLeaks s’est vu refuser le 6 janvier une mise en liberté conditionnelle, en attendant que soit examiné l’appel formé par les Etats-Unis concernant son extradition. S’il venait à être extradé, il encourrait 175 de prison dans un établissement pénitentiaire de très haute sécurité Supermax aux Etats-Unis, la plupart des accusations étant liées à la publication de de 700 000 documents classifiés sur les activités militaires et diplomatiques américaines, notamment en Irak et en Afghanistan, divulgués en 2010 par l’ancienne analyste du renseignement de l’armée Chelsea Manning.

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