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Dossier saharien : Le PI s’inquiète de la position du PP espagnol. N. Baraka retoque N. Feijóo

by Perspectives Med
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Dossier saharien : Le PI s’inquiète de la position du PP espagnol. N. Baraka retoque N. Feijóo

« Nous exprimons notre profonde préoccupation face au manque de clarté du Parti populaire sur la question du Sahara marocain, alors qu’une dynamique internationale de soutien à l’initiative d’autonomie sous souveraineté marocaine se renforce », fait savoir dans sa missive le chef de file des Istiqlaliens

« Présentée par le Maroc en 2007, cette initiative est considérée comme le seul cadre réaliste et crédible pour résoudre ce conflit artificiel, soutenue par les États-Unis, 22 pays européens, dont la France et le Royaume-Uni, ainsi que de nombreuses nations africaines, arabes, latino-américaines et asiatiques », a-t-il ajouté.

N.Baraka a également souligné sa surprise face à l’absence d’adhésion du PP à cette dynamique internationale, malgré son influence politique et son appartenance au Parti populaire européen (PPE).

Selon N. Baraka, la solution marocaine pourrait garantir « la stabilité au Maghreb et au Sahel » et contribuer à « réduire l’immigration irrégulière en favorisant le développement et l’emploi dans la région ». La question migratoire est d’ailleurs cruciale pour la droite et l’extrême droite en Espagne.

Il a conclu en espérant que « le Parti populaire agira avec clarté et vision stratégique, conformément à ce moment historique et à la relation exemplaire entre nos deux pays, au bénéfice de nos peuples, que nous devons promouvoir en tant que partis ».

Lors de son 11e congrès, le PP a appelé au « respect du droit international et des résolutions des Nations unies concernant le Sahara occidental », annonce le document présenté aux congressistes.

A rappeler que le PI, le PP et le Rassemblement national des indépendants (RNI), sont tous membres de l’Internationale démocratique du Centre. À l’approche des législatives du 23 juillet 2023, un média espagnol avait annoncé que « le PP entretient des contacts directs avec les autorités marocaines, notamment avec le Parti de l’Istiqlal, une formation nationaliste historique ». Le média a affirmé que « le parti conservateur espagnol a assuré Rabat qu’aucun changement substantiel n’interviendrait » sur la question du Sahara en cas de victoire électorale.

Jeu à plusieurs bandes

Une délégation des séparatistes du Polisario a pris part au tout récent congrès du PP. Une réalité qui ne fait pas qu’inquiéter la fomation de N. Baraka. Mais aussi d’autres milieux marocains. C’est la raison pour laquelle le Comité de libération de Sebta et Melilla renaît de ses cendres. Onze ans après sa dissolution, il revient sur scène sous une nouvelle forme, avec un nom et des objectifs remaniés. Désormais, c’est le le « Comité de coordination pour la défense des causes du Royaume », qui prend le relai. Objectif affiché via la réactivation de cette structure qui donnait de l’urticaire aux Espagnols, la libération de Sebta et Melilla et des autres îlots occupés par l’Espagne, la défense de la marocanité du Sahara, et la lutte contre le séparatisme dans le Rif, soutenu par l’Algérie. Le nouveau comité est principalement composé de Rifains, un atout qui pourrait faciliter la réalisation de ses objectifs.

Dans le communiqué annonçant la création du Comité, les efforts de « l’Algérie pour semer la discorde en instrumentalisant certains acteurs de la région du Rif », ont été mis en évidence. Comme il rappelle au « Parti nationaliste rifain » que « les Rifains ont maintes fois prouvé leur attachement aux valeurs sacrées du Royaume et leur loyauté envers le trône alaouite ».

Fnideq a abrité vendredi une réunion des représentants d’associations nationales et de la diaspora marocaine. D’autres devaient suivre à Tanger durant le week-end. Le « Comité de coordination pour la défense des causes du Royaume » est présidé par Yahya Yahya, ancien conseiller parlementaire,.

Le 11 mars dernier, Vox  à interpellé par deux fois Pedro Sanchez, chef du gouvernement espagnol, sur ce dossier en condamnant le projet marocain de relancer le « Comité de libération de Ceuta et Melilla ».

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