Une vingtaine d’organisations de la société civile à Kénitra ont adressé récemment une lettre ouverte au directeur général du Groupement sanitaire territorial (GST) de Rabat-Salé-Kénitra, en s’interrogeant sur la situation sur système de santé dans la ville et de ce qui advient du centre hospitalier provincial Azzamouri. Dans leur courrier, les signataires déplorent un « revers après l’optimisme » ayant suivi la nomination d’un directeur, qui s’est avéré avoir précédemment été limogé de l’hôpital de Sidi Slimane.
« Son expérience dans cet établissement a été décrite comme se limitant à orienter les patients vers Kénitra, ce qui donne l’impression d’une récompense pour la loyauté plutôt que pour des résultats probants », écrivent les signataires. Ce cas, selon la missive, en dit long sur un « fléau des nominations et des loyautés politiques, dépassant les groupements sanitaires et touchant l’administration générale du groupement », sur fond de « clientélisme et d’affiliations politiques».
Les signataires ajoutent que le ministère de tutelle avait déjà été notifié de l’ampleur des difficultés à Kénitra, qui, selon eux, menacent d’un « effondrement des services et du retour des dysfonctionnements ». Le courrier dénonce notamment un « retour de la corruption et des mauvais traitements, la marginalisation des doléances des citoyens et le détournement des opérations vers le secteur privé ».
Les signataires alertent sur ce qu’ils qualifient d’« effondrement progressif d’un hôpital qui, avant, offrait un minimum de dignité malgré des ressources limitées.».Ils ont annoncé le lancement d’une pétition ouverte aux signatures.

