Dans le compte rendu de sa séance consacrée à l’examen du plan, lu par Paul Morcos, ministre de l’Information, le gouvernement a précisé que « le commandement de l’armée va soumette un rapport mensuel au Conseil des ministres sur l’avancement de la mise en œuvre du plan ». Le gouvernement a également affirmé son engagement à « élaborer une stratégie de sécurité nationale, dans le cadre de la réalisation du principe d’extension du contrôle de l’État sur l’ensemble de son territoire et de son contrôle sur les armes ».
Répondant aux questions des journalistes après avoir pris connaissance des décisions de la séance, le ministre libanais a souligné que « l’armée commencera à mettre en œuvre le plan en fonction des ressources disponibles ». Il a indiqué que « l’armée agirait dans le cadre de ses plans pour la session du 5 août, mais qu’elle dispose d’un pouvoir discrétionnaire opérationnel ».
Par ailleurs, il a noté que « le commandant de l’armée a exposé les contraintes liées à la mise en œuvre du plan, au premier rang desquelles les attaques israéliennes », ajoutant que « le plan est avant tout militaire et non politique, et le gouvernement a déjà pris ses décisions ».
Nawaf Salam, Premier ministre, avait souligné au début de la session « qu’il n’y aurait ni investissements ni reconstruction tant que la sécurité ne serait pas assurée et que les armes ne seraient pas confinées ».
Il convient de noter que la session du cabinet a débuté par le retrait des ministres du duo chiite Hezbollah-Mouvement Amal, ainsi que de Fadi Makki, cinquième ministre chiite, après l’entrée en séance du commandant de l’armée Rodolphe Heikal pour discuter du plan. P. Morcos a commenté ce retrait en précisant que « les ministres ont quitté la session, mais pas le gouvernement, et nous les reverrons dans les prochains jours ».
Concernant le document américain, le Conseil des ministres a déclaré « qu’il reposait sur la convergence des mesures prises par toutes les parties et que sa mise en œuvre est conditionnée à l’approbation des parties concernées ». Il a ajouté que « le Liban a approuvé les objectifs du document et préparé le plan de l’armée, mais que la partie israélienne n’a pris aucune mesure correspondante ». Comme ila affirmé que « le comportement israélien reflète l’absence de toute intention sincère de respecter le cessez-le-feu et compromet les efforts de stabilité », et que « les violations continues d’Israël exposent la sécurité et la stabilité régionales à de graves risques ».
Le Conseil a souligné, enfin, que « tout progrès dans la mise en œuvre du document de l’envoyé américain dépend de l’engagement de la partie israélienne », affirmant que « Beyrouth n’a fait et ne fera aucune concession à Israël ». Le gouvernement libanais avait approuvé les objectifs de la feuille américaine lors d’une réunion le 7 août, après le retrait des ministres chiites.
